Cette météorite exceptionnelle est un débris d'une protoplanète plus vieille que la Terre !

Laurent Sacco, Journaliste
·2 min de lecture

Au cours du XXe siècle, la cosmogonie est devenue scientifique et, grâce à la découverte de la radioactivité et au progrès rapide de la théorie atomique basée sur la découverte de l’électron et du noyau, il a été possible de dater les roches et, finalement, la naissance de la Terre et du Système solaire il y a environ 4,56 milliards d’années.

L’histoire de la saga menant à cette extraordinaire détermination est si riche qu’un livre entier est nécessaire pour l’exposer, et même deux. En l’occurrence et, en tout premier lieu, celui de Claude Allègre, De la pierre à l'étoile, et celui de Steven Weinberg. Elle a commencé par les travaux de Rutherford, Francis Aston et Arthur Holmes (pour ne citer qu’eux) qui vont découvrir que les roches contiennent un véritable sablier via la désintégration radioactive des atomes dont on peut déterminer les quantités présentes grâce à la spectrométrie de masse. D’autres pionniers prendront le relais en transposant les méthodes et les outils à l’étude des météorites, en particulier Clair Patterson.

Des météorites aux protoplanètes

La saga se poursuit et elle est notamment nourrie par les modèles décrivant comment un nuage de poussières et de gaz s’est effondré gravitationnellement il y a donc plus de 4,5 milliards d’années (probablement sous l’effet déstabilisateur du souffle d’une supernova qui l’a comprimé) en donnant un disque protoplanétaire entourant le jeune Soleil. Dans ce disque, les poussières vont coaguler en donnant des cailloux puis, des rochers qui vont grandir par un effet boule de neige et, sous l’influence de l’attraction gravitationnelle, pour donner des planétésimaux, des corps dont les tailles sont comprises entre 10 et 1000 km. Le processus d’accrétion va ensuite se poursuivre avec des collisions entre les planétésimaux qui vont donner des protoplanètes et finalement les planètes rocheuses que nous connaissons.


Entretiens avec Manuel Moreira, professeur à l'université Paris-Diderot, et des membres de l'équipe de...

> Lire la suite sur Futura

À lire aussi sur Futura