Météo : pourquoi parler de températures réelles et ressenties ?

Devant la cathédrale de Strasbourg (Bas-Rhin), le vent souffle fort, mercredi 10 février. Avec une température de -6°C, les Strasbourgeois ont l’impression de braver un climat polaire. "J’ai l’impression qu’il fait plutôt -12 ou -13°C", estime une passante. "Le vent s’engouffre et on a l’impression d’être sur les hauts sommets vosgiens", explique un autre. "Sur le parvis de la cathédrale, c’est connu, c’est toujours un vent glacial", affirme un riverain. Une méthode venue du Canada Le vent accentue la sensation de froid, appelée température ressentie. Pour -5°C de température réelle à Strasbourg, ce matin, la température ressentie chute à -14°C, selon une agence météorologique. "Ce n’est pas une vraie température qu’on peut mesurer, mais un indice qu’on calcule en fonction de la température réelle et du vent, c'est inspiré d’une méthode utilisée au Canada", explique Romain Coharde, prévisionniste à Météo France Strasbourg. Selon cette théorie, être exposé au vent conduit à se refroidir plus vite qu’en absence de vent.