Mélenchon visé par une nouvelle enquête: son avocat dénonce un "acharnement" judiciaire

Jeanne Bulant
L'avocat de Jean-Luc Mélenchon ce mardi soir sur notre antenne. - BFMTV

Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise crient au scandale et dénoncent une "nouvelle instrumentalisation de la justice" ce mardi, alors qu'ils sont visés par une nouvelle enquête pour "abus de confiance" et "recel" portant sur le paiement des dommages et intérêts liés à la perquisition houleuse au siège de La France Insoumise en 2018. L'avocat de Jean-Luc Mélenchon, Me Mathieu Davy, invité sur notre plateau mardi soir, a dénoncé "un archarnement" de la justice.

Cette enquête vise à vérifier les conditions dans lesquelles les dirigeants de LFI se sont acquittés des dommages et intérêts auxquels ils ont été condamnés en décembre dans cette affaire. La justice va désormais chercher à savoir si les "26.500 euros" de dommages et intérêts qui ont été payés aux forces de l'ordre par la France insoumise ont été réglés avec de l'argent public.

Une pratique décrite comme "un usage"

Pour l'avocat de Jean-Luc Mélenchon, "c'est un usage, dans l'Histoire de France des syndicats et des partis politiques, que de prendre en charge les dommages et intérêts civils des militants, voire des adhérents qui parfois sont mis en cause dans des procédures, quand le parti estime devoir les protéger".

"Cela peut arriver pour la garde à vue d'un décrocheur. Cela peut arriver, qu'un syndicat ou qu'un mouvement politique prenne ça en charge. Ce n'est pas nouveau, ce dont on parle, c'est extrêmement connu des juristes, des magistrats, des policiers", assure encore l'avocat.

Me Mathieu Davy regrette qu'"on soit toujours dans un temps procédural dans ce dossier". "Cette affaire des perquisitions a commencé en 2018. Sur le fond, il ne s'est pas passé grand chose depuis, c'est un dossier qui est relativement vide". Il qualifie une fois encore d'"acharnement" les perquisitions menées au siège du parti en 2018, qu'il juge "totalement démesurées".

Le 16 octobre 2018, policiers et magistrats avaient mené une perquisition au siège de LFI dans le cadre de deux enquêtes préliminaires du parquet de Paris. Plusieurs membres de la France insoumise s'étaient interposés et Jean-Luc Mélenchon avait bousculé un représentant du parquet et un policier.

Article original publié sur BFMTV.com