Mélenchon, les Verts et les communistes: à Lille, une fragile union des gauches pour le 1er-Mai

JP
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Jean-Luc Mélenchon en tête du cortège de LFI pour le 1er-Mai à Lille - AFP / François Lo Presti
Jean-Luc Mélenchon en tête du cortège de LFI pour le 1er-Mai à Lille - AFP / François Lo Presti

À la manifestation lilloise du 1er-Mai, le candidat de La France insoumise à l'élection présidentielle Jean-Luc Mélenchon a défilé ce samedi avec les siens, malgré les tentatives de "traits d'union" d'autres poids lourds de la gauche et de Verts présents. Le député des Bouches-du-Rhône, "invité" dans le Nord par les députés LFI du département, a marché avec le cortège LFI, sans en bouger et sans parler à la presse.

"J'ai un vœu à faire pour la classe ouvrière, les salariés, les travailleurs, les gens humbles qui vivent seulement de leur travail (...): être libérés de la peur du chômage, du licenciement, de la peur du lendemain car demain pourrait être beau, lumineux", a-t-il lancé lors d'un discours à ses militants en début de manifestation.

"Il faut des traits d'union"

À l'arrière du cortège qui a réuni quelques milliers de personnes, Karima Delli, tête de liste de l'union de la gauche et des écologistes pour les régionales dans les Hauts-de-France, a discuté avec la maire socialiste de Lille Martine Aubry, le maire de Grenoble candidat à la primaire écologiste pour la présidentielle Eric Piolle, et le patron et probable candidat des communistes à la présidentielle Fabien Roussel.

"Il faut des traits d'union, il faut discuter avec tout le monde, respecter tout le monde. Chacun doit avoir une juste place dans toute les discussions, pas de propos maladroits", a déclaré l'ex-numéro 2 des Verts Sandrine Rousseau qui s'est glissée quelques minutes à côté de Jean-Luc Mélenchon derrière la banderole LFI "un travail pour chacun".

"Raconte pas de conneries"

"Ici, c'est le 1er-Mai, c'est pas la fête à Mélenchon. On est là pour soutenir les travailleurs. S'il veut nous voir, il sait où on est", s'est agacée de son côté Martine Aubry. Ce n'est qu'après deux heures de manifestation que Karima Delli et d'autres élus Verts sont finalement allés vers Jean-Luc Mélenchon.

"On vous soutient aux régionales et vous nous envoyez balader aux départementales (...) Vous êtes des faux jetons, voilà c'est tout", leur a-t-il dit, entouré de journalistes.

"On est là pour le rassemblement", a tenté la sénatrice EELV Esther Benbassa. "C'est pas vrai Esther, raconte pas de conneries", lui a-t-il répondu. Le manifestation s'est déroulée dans le calme.

Article original publié sur BFMTV.com