Mélenchon "solidaire" de Fillon, Le Pen et Macron

Jean-Luc Mélenchon a exprimé mardi sa "solidarité personnelle la plus totale" à l'égard de François Fillon, Marine Le Pen et Emmanuel Macron, cités comme les cibles potentielles de l'attentat déjoué à cinq jours de l'élection présidentielle. /Photo prise le 12 avril 2017/REUTERS/Pascal Rossignol

NANTES (Reuters) - Jean-Luc Mélenchon a exprimé mardi sa "solidarité personnelle la plus totale" à l'égard de François Fillon, Marine Le Pen et Emmanuel Macron, cités comme les cibles potentielles de l'attentat déjoué à cinq jours de l'élection présidentielle.

Deux hommes soupçonnés de préparer des attentats "imminents" contre la campagne présidentielle en France et placés depuis peu sous surveillance ont été arrêtés mardi matin à Marseille, a déclaré le ministre de l'Intérieur Matthias Fekl.

"On nous a dit que d'aucuns criminels insensés avaient ourdi le plan de faire des crimes contre quelques-uns de mes concurrents dans cette élection", a déclaré le chef de file de La France insoumise en introduction d'un « multi-meeting » retransmis depuis Dijon (Côte d'Or).

"Je veux dire solennellement aux trois personnes dont les noms ont été évoqués – c'est-à-dire M. Fillon, Mme Le Pen et M. Macron – que je leur exprime ma solidarité personnelle la plus totale", a ajouté Jean-Luc Mélenchon, dont l'hologramme était projeté simultanément à Nantes (Loire-Atlantique), Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), Grenoble (Isère), Nancy (Meurthe-et-Moselle), Montpellier (Hérault) et Le Port (La Réunion).

"Jamais nous ne ferons le cadeau aux criminels de nous diviser devant eux, ils ne nous impressionnent pas, nous n'avons pas peur", a lancé le cofondateur du Parti de gauche crédité d'environ 19 % des intentions de vote au premier tour de l'élection présidentielle mais qui serait devancé par Marine Le Pen et Emmanuel Macron. "Redoublons entre nous de polémiques, mais de polémiques respectueuses, pour montrer que rien ne viendra à bout de notre démocratie et que les criminels ne peuvent rien contre elle."

"Si nous avons à présider au destin de la Nation, ils seront pourchassés comme jamais", a ajouté Jean-Luc Mélenchon, qui a réuni "35.000 personnes" sur ses sept meeting simultanés.

(Guillaume Frouin, édité par Yves Clarisse)

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