Mélenchon se sentirait "meurtri" et "affaibli" sans le soutien du PCF

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Le chef de file des députés LFI Jean-Luc Mélenchon, le 9 février 2021 à Paris

Le candidat de La France insoumise à l'élection présidentielle de 2022 Jean-Luc Mélenchon a confié mercredi qu'il se sentirait "meurtri" et "affaibli" si les communistes ne le soutenaient pas comme en 2012 et 2017.

Leur chef Fabien Roussel a proposé sa candidature présidentielle aux militants du PCF, qui trancheront le 9 mai par un vote.

Sur son blog mercredi, Jean-Luc Mélenchon continue d'espèrer le soutien des communistes, assorti d'un accord aux législatives. "Si les communistes n’en veulent pas nous en serons meurtris, c’est certain. Affaiblis ? C’est probable et c’est bien le projet de beaucoup de monde", écrit l'Insoumis.

Il prévient qu'il continuera quoi qu'il en soit "la lutte sur le chemin de crête engagé victorieusement depuis 2012": "Nous ne voulons être ni la roue de secours des sociaux-libéraux, ni des témoins impuissants, ni un groupuscule négociant son pouvoir de nuisance".

Au début de son billet, M. Mélenchon s'attache à répondre à Fabien Roussel, qui dans le JDD a estimé à son propos: "Moi je ne suis pas compliqué. Lui, si".

"Cette façon de ramener la politique à des questions psychologiques m’a toujours insupporté", s'indigne le président du groupe des députés LFI. Il raconte avoir écrit en août et en janvier à Fabien Roussel pour le rencontrer, "courriers sans réponse".

Jean-Luc Mélenchon explique: "Il est +compliqué+ pour nous de comprendre comment on peut à la fois prôner l’unité et se présenter à l’élection présidentielle à l’inverse de notre accord constant depuis 12 ans (certes avec des hauts et des bas). Sauf à la considérer comme perdue d’avance."

Il critique les alliances des communistes aux régionales de juin, plus souvent privilégiées avec le PS qu'avec LFI. Et dit vouloir éviter "des batailles de polochons entre garçons simples et compliqués".

Invité à réagir par l'AFP, Ian Brossat, porte-parole du PCF, a indiqué que "Fabien Roussel ne souhaitait pas nourrir une quelconque polémique en remettant une pièce dans la machine".

"Que Jean-Luc Mélenchon ne s'inquiète pas, les communistes ont toutes les cartes en main pour décider" sur la question de la présidentielle en mai, a-t-il ajouté. Ian Brossat a rappelé qu'en 2017, "nous l'avons soutenu sans accord législatif", preuve selon lui que les deux élections ne sont pas absolument corrélées.

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