Mélenchon propose un groupe Nupes à l'Assemblée, PS, EELV et PCF disent non

La proposition du chef de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon pour un groupe unique NUPES à l'Assemblée a été refusé par tous les autres partis de l'alliance.

POLITIQUE - À peine soumise, aussitôt rejetée. L’idée de Jean-Luc Mélenchon sur un groupe unique NUPES à l’Assemblée nationale a fait l’unanimité contre elle ce lundi 20 juin, au lendemain du second tour des législatives. Auprès de l’AFP, le Parti socialiste, Europe-Écologie Les Verts et le Parti Communiste ont tous rejeté la proposition d’un groupe commun à gauche au Palais Bourbon.

“Il n’a jamais été question d’un groupe unique. Il y aura un groupe socialiste à l’Assemblée nationale”, a déclaré Pierre Jouvet, porte-parole du PS. “Pas question de se fondre dans un groupe unique”, a pour sa part réagi le porte-parole d’EELV Alain Coulombel. “Nous sommes favorables à un intergroupe mais pas un groupe commun”, a souligné un proche du chef communiste Fabien Roussel.

Sur Twitter, Valérie Rabault, ancienne cheffe du groupe PS dans l’hémicycle, a exprimé son opposition à une proposition qui vise à “supprimer la diversité de la gauche plurielle” à l’Assemblée. Cette diversité est “une force au service du peuple français”, écrit la députée du Tarn-et-Garonne, qui ne faisait pourtant pas partie des plus réfractaires à l’entrée du PS au sein de la NUPES.

Avant la proposition surprise de Jean-Luc Mélenchon, PS, PCF, EELV et LFI avaient prévu de siéger chacun de leur côté. Les insoumis disposent du plus grand nombre de rerésentants, devant les socialistes, les écologistes et les communistes, dans l’ordre. À noter cependant que la constitution précise des groupes peut prendre encore plusieurs jours.

Ainsi éclatés, les groupes de gauche arrivent loin derrière le Rassemblement nationale et ses 89 députés. Unis, ils obtiendraient le titre de premier groupe d’opposition au Palais Bourbon. “La NUPES devrait se constituer comme un seul groupe au Parlement, de manière à ce que, sans aucune discussion possible, il soit établi qui mène l’opposition dans le pays”, martèle celui se voyait justement à Matignon en cas de cohabitation. Les résultats du second tour l’ont contraint à renoncer à cette ambition.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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