Mélenchon peut-il (vraiment) devenir Premier ministre ?

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REUTERS / GONZALO FUENTES
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Après avoir réussi à unir la gauche derrière lui, Jean-Luc Mélenchon peut-il contraindre Emmanuel Macron à le nommer Premier ministre ? se demande la presse étrangère. Le correspondant britannique John Lichfield décortique la question dans les pages de Politico.

Peu de chances, selon lui, qu’Emmanuel Macron n’obtienne pas une majorité. “L’électorat français est peut-être pervers, mais il n’a jamais, au cours des six décennies de la Ve République, refusé à un président nouvellement élu au moins une pluralité de sièges à l’Assemblée.”

Les “règles obscures” des législatives vont favoriser le président : selon un sondage Harris Interactive, au premier tour, la gauche en tant que groupe unique pourrait recueillir 33 % des voix, et le bloc des centristes serait au même niveau. Mais au second tour, cela conduirait Macron à obtenir près de 300 sièges, et la gauche une centaine.

Le faible taux de participation va aussi agir en faveur d’Emmanuel Macron car son électorat — “plus vieux, plus riche et plus instruit” — est de ceux qui participent à tous les scrutins. Celui de Mélenchon, non. Du moins jusqu’à présent, et pour John Lichfield, des surprises sont toujours possibles, car le tribun a su inciter un grand nombre de jeunes à se mobiliser lors de la présidentielle.

La nouvelle union de la gauche, qui s’est alignée non vers des positions consensuelles mais sur le programme radical de Mélenchon, pourrait s’avérer être autant un “handicap électoral” qu’un “avantage inattendu”.

Les quatre partis – La France insoumise, Europe Écologie-Les Verts, le Parti communiste et le Parti socialiste – se sont réparti les circonscriptions pour ne présenter qu’un seul candidat, rappelle le New Statesman, mais “quelques dissidents ont déjà exprimé leur refus d’accepter la nouvelle alliance”. Pour cette revue politique londonienne penchant au centre gauche, “les chances sont infimes” que Macron soit contraint de cohabiter avec Jean-Luc Mélenchon, “avec qui il n’est d’accord sur presque rien”. Les différentes formations de l’Union n’ont obtenu que 60 sièges aux élections de 2017, contre environ 350 pour les députés alliés à Macron.

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