Mélenchon et Obono portent plainte après des menaces de mort venant de l'extrême droite

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Jean-Luc Mélenchon et Danièle Obono photographiés à l'Assemblée nationale en 2019 (illustration)  (Photo: Benoit Tessier via Reuters)
Jean-Luc Mélenchon et Danièle Obono photographiés à l'Assemblée nationale en 2019 (illustration) (Photo: Benoit Tessier via Reuters)

POLITIQUE - Ce lundi 15 novembre, Jean-Luc Mélenchon et Danièle Obono ont porté plainte après des menaces de mort publiées dans un canal Telegram bien connu de l’extrême droite, “Les Vilains Fachos”, rapporte Streetpress. Un groupe néonazi qui avait déjà tenu des propos très violents à l’encontre de la députée insoumise de Paris.

Ces menaces font suite à la révélation par le même média de partisans d’Éric Zemmour s’entraînant au tir sur des caricatures racistes. En réaction au tollé provoqué par ce premier article, ces militants d’extrême droite avaient lancé un raid à l’encontre de Mathieu Molard, l’auteur de cette enquête, avant donc de se défouler sur ce canal Telegram, par ailleurs dans le viseur de la police.

Parmi le flots d’injures, un membre de ce groupe a publié un photomontage pour le moins explicite. Outre les deux élus insoumis, y figurent Mathieu Molard et Taha Bouhafs (ancien candidat LFI aux législatives et journaliste au Média). Tous apparaissent, entre une photo d’Anne Franck et des caricatures antisémites et racistes, avec une cible collée sur le front.

“Un réel sentiment d’impunité”

Sur un ton qui se veut humoristique, des instructions accompagnent ce qui est présenté comme un “jeu de fléchettes”. Mais un lien vers un site vendant “des armes létales pour 130 euros” ne laisse guère de doutes quant aux réelles intentions de ce photomontage. En guise de conclusion, la publication se termine par cet appel: “et rappelez vous de soutenir le Z (Zemmour, NDLR)”.

Contacté par StreetPress, Jean-Luc Mélenchon a annoncé qu’il portait plainte pour “menaces de mort” et “provocation à commettre des infractions non suivies d’effet”. “Aujourd’hui on constate que ces groupes ont un réel sentiment d’impunité et ne se cachent même plus. Les menaces se diffusent sur YouTube, sur des messageries, sur les réseaux sociaux... On peut légitimement craindre que les passages à l’acte se multiplient”, a réagi le chef de file de la France insoumise, avant d’ajouter: “il est temps que le gouvernement se saisisse sérieusement de cette menace et réagisse enfin”. Toutes les personnes mentionnées dans cette publication ont engagé des poursuites.

À voir également sur Le HuffPost: Le débat entre Jean-Luc Mélenchon et Éric Zemmour crispe la gauche

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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