Mélenchon, futur député ou appelé à prendre de la hauteur ?

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«Lorsqu’une porte se ferme, une nouvelle porte s’ouvre.» La phrase est signée Manuel Bompard. Installé dans une brasserie parisienne, le directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon spécule sur l’avenir de son chef. Car, au-delà de la polémique autour du silence de l’ancien socialiste - qui n’a donné aucune consigne pour le second tour -, une question se pose : Mélenchon sera-t-il candidat aux législatives ?

Les avis divergent au sein de La France insoumise. L’état-major, en compagnie de Mélenchon, s’est retrouvé lundi matin au QG de campagne, près de la gare du Nord. L’avenir et les législatives sont déjà dans les têtes. Un rendez-vous est programmé ce vendredi avec les cadres du Parti communiste avec lequel les tensions demeurent. Le PCF va proposer de libérer une quinzaine de ses circonscriptions aux candidats de La France insoumise, si cette dernière en fait autant.

Au-delà du mouvement, le cas personnel de Mélenchon interroge. Certains poussent le chef à se présenter. L’Assemblée est l’endroit idéal pourbriller devant les caméras. Un de ses proches avec un large sourire : «Vous l’imaginez prendre la parole et défendre notre programme ? Ça aurait de la gueule.» Mélenchon candidat, c’est possible. Reste à connaître l’endroit. Contrairement à 2012, il atterrirait dans une circonscription «gagnable». Et ça ne manque pas, notamment en Seine-Saint-Denis.

D’autres «insoumis» conseillent à leur leader de rester à l’écart, loin des bisbilles de l’hémicycle. Une manière de prendre de la hauteur. Un socialiste, qui a fait ses classe avec le tribun: «Lors du quinquennat, il a construit sa force loin de l’Assemblée et il voudra en faire autant pour prouver qu’il est dans la vie réelle, près du peuple et loin de la tambouille politique.»

La France insoumise aime se projeter, tout préparer au détail près. Parmi les scénarios, la bande à Mélenchon a une théorie : Macron va rafler la présidentielle mais ne va pas aller au bout de son quinquennat. La faute à une majorité impossible (...)

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