Mélenchon dénonce le "crépuscule jupitérien" de Macron pendant un meeting à Clermont-Ferrand

Mélenchon dénonce le "crépuscule jupitérien" de Macron pendant un meeting à Clermont-Ferrand
Jean-Luc Mélenchon à Clermont-Ferrand le 14 novembre 2022 - THIERRY ZOCCOLAN / AFP
Jean-Luc Mélenchon à Clermont-Ferrand le 14 novembre 2022 - THIERRY ZOCCOLAN / AFP

Devant quelques centaines de personnes à la Maison du peuple, l'ancien candidat à la présidentielle (21,95%) ne s'est pas cantonné au thème de cette campagne et a abordé le racisme, la politique internationale, l'éducation ou encore l'affaire du député RN Grégoire de Fournas.

"Nous sommes dans un moment très spécial de l'histoire de France, dans une ambiance glauque" où survient "le crépuscule jupitérien", a jugé Jean-Luc Mélenchon.

"Le mandat commence dans une ambiance de fin de règne et on le sent tous", a-t-il ajouté, critiquant un président "qui va à la godille, tantôt par ci tantôt par là", par exemple "dit bonjour à Maduro", le président du Venezuela et "mène si mal la barque européenne".

"En finir avec la séparation du politiques avec les forces sociales"

Face à la succession d'articles 49.3 dégainés par le gouvernement, les motions de censure déposées par la Nupes puis par LFI seule, "ce n'est pas une guéguerre, ce que nous défendons ce n'est pas seulement l'Assemblée nationale mais l'idée même de souveraineté du peuple", a scandé l'ex-député des Bouches-du-Rhône.
Emmanuel Macron évoque l'hypothèse d'une dissolution "comme si c'était une menace, nous ça nous fait pas peur", a dit Jean-Luc Mélenchon, qui a promis que les Insoumis essaieraient "de le faire tomber par la voie légale, démocratique".

Via la marche contre la vie chère en octobre dernier, "nous agissons, en tout cas nous les Insoumis, pour qu'on en finisse avec la séparation du politique avec les forces sociales", a-t-il ajouté.
Bref, "c'est notre devoir d'être prêts", a déclaré Jean-Luc Mélenchon, évoquant une dizaine de meetings similaires dans les prochaines semaines - la plupart en son absence. "La bataille contre la vie chère, c'est la bataille du capital contre le travail, voilà les gros mots qui ressortent", a-t-il conclu.

Article original publié sur BFMTV.com