Mélenchon candidat aux législatives ? Il n'a pas encore "tranché"

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S'il aspire à devenir Premier ministre dans le cadre d'une cohabitation avec Emmanuel Macron, le troisième de la présidentielle n'est pas encore fixé sur son sort personnel.

POLITIQUE - “Franchement, ce n’est pas une question qui m’obsède...” Alors qu’il appelle les Français à faire des élections législatives de juin un “troisième tour” de la présidentielle, et donc à lui offrir une majorité à l’Assemblée nationale, Jean-Luc Mélenchon ne sait en revanche toujours pas s’il sera personnellement candidat lors de ce scrutin.

Voilà ce qu’il a expliqué dans l’émission “On est en direct” diffusée ce samedi 30 avril sur France 2. “Je n’ai pas encore tranché, parce qu’il faut voir où je suis le plus utile”, a-t-il répondu à Léa Salamé, qui lui posait la question.

Et de poursuivre en détaillant son cheminement de pensée: “Bon, je suis candidat à être Premier ministre, c’est aussi une manière de dire les choses. Bien sûr que les Français ne vont pas voter pour Jean-Luc Mélenchon, ils vont voter pour des députés (qui soutiennent) Jean-Luc Mélenchon.”

Il ne cherche pas à créer de “faux suspense”

En effet, même s’il aspire à diriger un gouvernement d’opposition dans le cadre d’une cohabitation avec le président de la République réélu Emmanuel Macron, le fondateur de la France insoumise n’a aucune obligation pour ce faire d’être lui-même élu à l’Assemblée. Il lui suffit, si l’on peut dire, d’avoir une majorité d’élus qui le soutiennent (et qui ne voteront donc pas de motion de censure).

À l’inverse, Jean-Luc Mélenchon n’est pas sûr qu’il soit “utile” qu’il siège au sein d’un groupe parlementaire d’opposition si son camp ne réussit pas à obtenir la majorité.

Pour autant, le récent troisième de l’élection présidentielle assure ne pas chercher à créer un “faux suspense” quant à sa candidature. Ce qu’il a encore expliqué dans “On est en direct”: ”Ce n’est pas une comédie, c’est juste que je n’ai pas eu cinq minutes. Je suis parti dormir deux jours (après la présidentielle) et j’ai calculé le coup suivant. Et quand je suis revenu, j’avais plein d’idées, on a mis cela au point et c’est reparti.” Une manière pour l’actuel député des Bouches-du-Rhône de dire que c’est davantage la mise sur pied d’une coalition de gauche qui l’intéresse plutôt que sa fortune personnelle.

À voir également sur le HuffPost: Jean-Luc Mélenchon se voyait déjà gagner les législatives en 2017

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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