Mélenchon étrille l'écologie selon Le Pen, un "naturalisme identitaire"

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Jean-Luc Mélenchon (LFI) à l'Assemblée nationale, le 16 février 2021

Le chef et candidat des Insoumis pour 2022 Jean-Luc Mélenchon a étrillé mercredi le type d'écologie défendu par la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen, le "naturalisme identitaire" de la "vieille extrême droite".

"Coucou, revoilà l'ancien naturalisme identitaire de la vieille extrême droite", ironise Jean-Luc Mélenchon dans une tribune publiée dans le HuffPost, à propos des interventions de Mme Le Pen à l'occasion de l'examen actuel du projet de loi Climat à l'Assemblée nationale.

"Ça s'appelle le +localisme+. C'est juste une sorte de droit à la différence au nom de la terre qui ne ment pas au niveau local", "un concept borné" qui mène à "la différence des droits", poursuit le président du groupe des députés LFI.

Avec l'écologie, "on touche à l'essentiel, le bonheur d'être Français, bien sur son territoire, bien dans son environnement, bien parmi les siens", a expliqué mardi Marine Le Pen, dénonçant "une mobilité hors de contrôle".

Dans le détail, Jean-Luc Mélenchon critique la responsable d'extrême droite sur son "double langage" vis-à-vis des traités de libre-échange, pointant du doigt son "absence" lors de deux votes concernant le traité Tafta de libre-échange avec les Etats-Unis et l'accord avec le Canada.

L'Insoumis voit dans le "contre-projet" écologique présenté par Marine Le Pen une "position ouvertement pronucléaire et une obsession anti-éoliennes".

"Elle en reste à un accompagnement hargneux du macronisme", ajoute M. Mélenchon, partisan d'une planification écologique, qui dénonce son absence de position sur "la précarité énergétique", le "manque d'investissement dans le ferroviaire", le "fléau du plastique", les pesticides ou encore "l'omniprésence de la publicité".

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