Mélanger les vaccins Pfizer et Moderna accentue les effets secondaires

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À la suite de rares cas de thromboses, les personnes de moins de 55 ans ayant été vaccinées à l’AstraZeneca ont été priées de se tourner vers un vaccin à ARN pour leur seconde dose en France. Un article publié dans The Lancet s’est penché sur cette stratégie qui n’avait jusqu’ici fait l’objet d’aucune étude sur son efficacité et son innocuité. Verdict : le mélange des vaccins, même s’il s’avère parfaitement sûr pour la santé, accentue les effets secondaires.

Menée par l’université d’Oxford, l'étude inclut le suivi de 830 patients vaccinés selon quatre schémas : AstraZeneca suivi de Pfizer, Pfizer suivi d’AstraZeneca ou uniquement l’un ou l’autre. Les patients ayant reçu une dose d’AstraZeneca suivi de Pfizer sont ainsi 34 % à rapporter de la fièvre après la deuxième injection, contre 10 % pour ceux ayant reçu uniquement l’AstraZeneca. Les multi-vaccinés souffrent également de plus de fatigue, de maux de tête et de diarrhées. Des effets heureusement passagers mais qui demandent de plus amples investigations, selon les chercheurs.

En avril, la Haute autorité de santé avait jugé que le schéma de vaccination de type « prime-boost hétérologue » (consistant à mélanger les vaccins) était « plus efficace que l'approche de prime-boost homologue (injections strictement identiques) au cours d’études de phase 1 et 2 chez l’Homme ». Une façon peut-être de justifier le fait de continuer à réserver l’AstraZeneca aux plus de 55 ans, alors que son utilisation a été étendue à tous les adultes en Allemagne, ce qui a boosté la campagne vaccinale.

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