Un mélange ADN-ARN à l'origine de la vie sur Terre ?

Nathalie Mayer, Journaliste
·2 min de lecture

La vie est apparue sur Terre il y a environ quatre milliards d’années. Mais par quels processus ? La question n’a toujours pas trouvé de réponse franche. Pourtant des chimistes de l’Institut de recherche Scripps, aux États-Unis, envisagent aujourd’hui sérieusement une nouvelle piste. L’histoire aurait commencé avec le diamidophosphate (DAP). L’ion - de formule PO2(NH2)2- - était probablement présent sur la Terre primitive. Il se pourrait bien qu’il ait permis de tisser chimiquement de premiers mini blocs d’ADN.

« Notre découverte est une étape importante vers le développement d’un modèle chimique détaillé de l’origine des premières formes de vie sur Terre », précise l’auteur principal de l’étude, Ramanarayanan Krishnamurthy, professeur de chimie, dans un communiqué de l’Institut de recherche Scripps. La découverte en question fait suite à une série d’autres, publiées ces dernières années, suggérant que l’ADN et son cousin — dont on parle beaucoup ces jours-ci —, l’ARN, sont nés ensemble, comme les produits de réactions chimiques similaires. Les premières molécules autoréplicantes – comprenez, les premières formes de vie – se présenteraient ainsi comme des mélanges des deux.

Origine de la vie : une nouvelle voie pour l’apparition de l’ARN ?

Depuis quelque temps déjà, l’équipe de Ramanarayanan Krishnamurthy doutait de l’hypothèse assez communément admise dite du « monde à ARN ». Selon cette hypothèse, les premières molécules autoréplicantes étaient à base d’ARN. Et l’ADN serait apparu plus tard, en tant que produit de ses formes de vie extrêmement primitives. Car l’ARN sait bien se répliquer. L’ennui, selon les chercheurs de l’Institut Scripps, c’est que celui-ci est « trop collant » pour avoir pu, à une époque où les enzymes n’existaient pas, se séparer des brins qu’il savait déjà si bien répliquer.

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