Un mégot relance l’affaire de la grotte sanglante

Par Louise Colcombet
Rémi Chesne, ici avec son ex-épouse Nadège Chesne, retrouvée pendue chez elle en 2009, est considéré comme le meurtrier présumé de Patrick Isoird, retrouvé ligoté et son corps à demi calciné dans une grotte en 2014. Nadège Chesne avait eu une brève histoire avec ce dernier

Rebondissement ou nouvelle fausse piste ? Quatre ans après les faits, l’affaire de la grotte sanglante de Sète (Hérault) n’a peut-être pas livré tous ses secrets. Alors que la justice s’apprêtait à juger les deux auteurs présumés de l’assassinat de Patrick Isoird, la procédure tout entière est désormais suspendue… à un mégot de cigarette. Celui-ci a en effet livré le nom d’un homme, jamais entendu dans le dossier. Et ce lundi, un arrêt de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Montpellier a décidé de rouvrir l’enquête. Ce supplément d’information devra notamment vérifier si cet homme a ou non un lien avec les faits.

Le 17 juillet 2014, ce mégot avait été prélevé parmi d’autres sur la scène de crime, une cavité située sous le mont Saint-Clair, près du cimetière où est enterré Georges Brassens. Là, gisait le corps ligoté et partiellement calciné de Patrick Isoird, un agent hospitalier de 44 ans disparu un mois plus tôt. Il a été tué de deux coups de fusil, après un guet-apens tendu, selon l’accusation, par Rémi Chesne, d’un coiffeur sétois de 48 ans qui a toujours nié. Audrey Louvet, sa complice présumée, l’a accablé dans ses aveux, expliquant avoir servi d’appât sans connaître la finalité du rendez-vous.

La piste de la vengeance

« Rémi Chesne fait figure de coupable idéal depuis le départ. L’enquête s’est toujours focalisée sur la thèse de la vengeance amoureuse », soupire Me Luc Abratkiewicz, l’un de ses avocats.

En 2009, Nadège Chesne, l’épouse du mis en examen, avait en effet eu une aventure d’un soir avec Patrick Isoird. Un adultère qu’elle avait confessé à son mari, avant d’être retrouvée pendue dans le garage de la villa familiale… L’enquête avait alors conclu au suicide, sans pourtant jamais convaincre le père de (...)

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