Les mégalodons avaient des bébés qui mesuraient plus de deux mètres à la naissance !

Nathalie Mayer, Journaliste
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Le mégalodon, c’est ce monstre des mers qui vivait sur Terre il y a environ 15 à 3,6 millions d’années. L’un des plus grands prédateurs que notre Planète ait jamais portés. Aujourd’hui, des chercheurs du Taylor and Francis Group (Royaume-Uni) nous apprennent qu’à la naissance déjà, le mégalodon mesurait déjà facilement la taille d’un être humain adulte.

Pour en arriver à cette conclusion, les chercheurs ont analysé les bandes de croissance d’une vertèbre de mégalodon par tomodensitométrie. Un peu comme les cernes des arbres trahissent le rythme de leur croissance, des traces laissées sur les os fossilisés permettent de remonter l’histoire de l’individu. Ainsi les chercheurs estiment que le mégalodon étudié — qui semble avoir grandi régulièrement, sans poussée de croissance — devait déjà mesurer deux mètres à sa naissance. Un record dans le monde des requins.

Des chercheurs du Taylor and Francis Group (Royaume-Uni) ont étudié les bandes de croissance dans une vertèbre de mégalodon. Voici ce qu’ils ont conclu de la taille de ce monstre des mers à sa naissance. © Kenshu Shimada, Université DePaul
Des chercheurs du Taylor and Francis Group (Royaume-Uni) ont étudié les bandes de croissance dans une vertèbre de mégalodon. Voici ce qu’ils ont conclu de la taille de ce monstre des mers à sa naissance. © Kenshu Shimada, Université DePaul

Une stratégie payante

Les données recueillies par les chercheurs suggèrent également que, comme tous ses cousins requins de l’ordre des Lamniformes, l’embryon de mégalodon grandissait en se nourrissant des œufs non fécondés produits par les ovaires de sa mère. Une forme de cannibalisme intra-utérin, en somme ! Notez qu’en la matière, le requin-tigre des sables à naître peut aller jusqu’à dévorer ses frères et sœurs dans le ventre de sa mère.

Si élever de si gros embryons doit être énergétiquement coûteux pour la mère, c’est un avantage certain pour le nouveau-né. Sa grande taille réduit en effet pour lui, les risques de se voir dévorer par un prédateur. Le modèle développé par les chercheurs semble par ailleurs indiquer une espérance de vie d’au moins 88 à 100 ans.

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