Les médecins médiatiques doivent-ils se confiner ?

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Finalement, le troisième confinement attendra…

Avant de prendre sa décision, Emmanuel Macron veut avoir en main les résultats de 15 jours de couvre-feu à 18 heures. C’est donc ce week-end que le compte à rebours sera relancé.

Pour une décision probable la semaine prochaine ?

Exactement. Ce que traduit ce report d’une semaine, c’est à la fois la volonté d’Emmanuel Macron d’être au plus près de la réalité de l’épidémie, et la crainte de voir les Français renâcler face à un troisième confinement. Car le moral de la population est mis à rude épreuve, on oscille entre espoir et désespoir, on passe du vaccin au variant, dans une instabilité permanente. Le chef de l’État a d’ailleurs bien raison de se préoccuper de la psychologie des Français. Parce qu’à la fin, c’est lui qui sera tenu pour responsable, qui devra rendre compte politiquement de ce qu’il aura décidé sur le plan sanitaire. C’est lui, même s’il n’est pas le seul à compter.

Et qui d’autre ? Les médecins ?

Mais oui, les médecins. Ceux qui passent une partie de leur temps dans les médias, matin, midi et soir. Le plus souvent, leur parole est utile. Mais que penser de ceux qui disent blanc un jour, noir le lendemain, qui appellent à un confinement urgent un soir et reconnaissent le lendemain que ça peut attendre ? Que dire de ceux qui exhortent à un blocus total jusqu’à l’été ou même septembre, ou de ceux qui suggèrent maintenant que la victoire sur le virus serait impossible ? Ils ont des doutes, fort bien ; le virus est mut...


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