Pour une médecine non-sexiste respectueuse de nos corps, de nos droits et de nos choix !

Libération.fr
Lors de la marche organisée par le collectif NousToutes, le 24 novembre à Paris.

Le collectif à l’origine de la marche du 24 novembre appelle à en finir avec les violences gynécologiques et obstétricales.

Tribune. Nous, femmes, voulons dire stop aux violences gynécologiques et obstétricales. Depuis #Metoo, #Payetonutérus, et maintenant avec #NousToutes, la parole se libère, les témoignages se multiplient pour dénoncer tous les abus, y compris ceux du pouvoir médical. Brisons ensemble le déni qui entoure ces violences ! Nous refusons d’être infantilisées et maltraitées. Nous exigeons le respect de notre corps, de notre dignité, de notre intégrité physique et mentale.

Dans son rapport de juin, le Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE) a alerté sur les «actes sexistes durant le suivi gynécologique et obstétrical» qualifiés de systémiques. Nous nous étonnons que le groupe de travail promis alors par la secrétaire d’Etat à l’Egalité, Marlène Schiappa, en commun avec la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, ne soit pas encore mis en place. Réunir tou·te·s les acteur·rice·s concerné·e·s, dont les associations de patientes, est un prérequis indispensable pour mettre en œuvre les recommandations du HCE, ainsi que celles plus récentes de l’Académie nationale de médecine, soucieuse de rétablir la vérité sur les conditions de la naissance en France.

Examens gynécologiques injustifiés ou brutaux comme les touchers vaginaux et rectaux sur patientes endormies, pose douloureuse de stérilet avec la pince de Pozzi, stérilisation forcée, épisiotomies et décollements de membranes non consentis, "point du mari" consistant à recoudre plus étroitement le vagin après l’accouchement, expression abdominale (non recommandée depuis 2007), extractions instrumentales et césariennes à vif… Les nombreux témoignages se succèdent sur les réseaux sociaux sans remise en question probante de la part des soignant·e·s.

La douleur doit être mieux prise en compte, diagnostiquée et soignée, conformément aux recommandations du rapport de l’Académie nationale de (...)

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