Un médecin syrien jugé en Allemagne réfute être un tortionnaire

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© FREDERICK FLORIN / AFP" data-image-id="58127616-3">

Il a "vu les services secrets militaires frapper des détenus blessés" mais un médecin syrien  jugé en Allemagne pour des tortures d'opposants au régime de Bachar al-Assad a nié, mardi, avoir lui-même commis ces exactions. Alaa Moussa, arrivé en Allemagne en 2015 où il a exercé la médecine jusqu'à son arrestation en 2020, est jugé à Francfort pour crimes contre l'humanité. Ce chirurgien de 36 ans doit répondre de 18 cas de torture d'opposants et du meurtre par injection d'un détenu lorsqu'il travaillait dans des hôpitaux militaires. "J'ai vu les services secrets militaires frapper des détenus blessés . Je ressentais de la compassion pour eux mais je ne pouvais rien dire, sinon cela aurait été moi à la place du détenu", a déclaré l'accusé mardi devant le tribunal.

L'accusé nie les faits qui lui sont reprochés

Aux juges du tribunal régional qui l'entendaient pour la deuxième audience de ce procès, il a cependant affirmé, comme durant l'instruction, n'avoir lui-même commis aucun des sévices dont le parquet l'accuse. Selon des éléments recueillis par la justice, le médecin aurait porté aux victimes des coups à la tête, au ventre, dans les parties génitales, sur des blessures.

Il lui est reproché d'avoir corrigé une fracture osseuse sans anesthésie, arrosé une plaie avec un désinfectant contenant de l'alcool, avant d'y mettre le feu, brûlé les parties génitales d'un adolescent prisonnier. "Je n'ai pas fait cela et je n'ai pas vu d'autres le faire", a-t-il assuré aux juges, à prop...


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