La mère de Valérie Bacot assigne sa fille et son éditeur pour diffamation

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Valérie Bacot à l'issue de son procès le 25 juin 2021 à Chalon-sur-Saône - JEFF PACHOUD © 2019 AFP
Valérie Bacot à l'issue de son procès le 25 juin 2021 à Chalon-sur-Saône - JEFF PACHOUD © 2019 AFP

La mère de Valérie Bacot, la femme condamnée le mois dernier à une peine symbolique pour avoir tué son mari proxénète et violent, a déposé plainte pour diffamation contre sa fille et son éditeur.

Alcoolisme et violence

"Ma cliente n'ose plus sortir de chez elle. Il faut qu'elle reprenne confiance en elle", indique Me Thomas Fourrey pour expliquer sa démarche devant le tribunal correctionnel de Mâcon, confirmant une information du quotidien départemental le Journal de Saône-et-Loire.

Le conseil de Joëlle Aubague, 65 ans, défend également un frère de Valérie Bacot qui s'est associé à la requête. Les clients de Me Fourrey contestent deux passages de l'ouvrage Tout le monde savait, paru en mai chez Fayard, où Valérie Bacot décrit ses 25 années de violences infligées par son mari proxénète.

"Maman boit et prend des médicaments", écrit notamment Valérie Bacot avant d'imputer à sa mère des violences volontaires.

Règlement de comptes

Plus loin, elle accuse son frère aîné de trois ans de l'avoir contraint à lui faire une fellation alors qu'elle était âgée de seulement six ans.

"Ce livre est un règlement de comptes profondément injuste" qui vise à "salir les membres de la famille de son auteur", écrit Me Fourrey dans sa citation directe.

"Ma cliente voulait s'expliquer avec sa fille lors du procès en juin", mais cela n'a pas pu être le cas, affirme-t-il. Devant les assises de Châlon-sur-Saône, Valérie Bacot a écopé de quatre ans de prison, dont trois avec sursis. L'année que la mère de quatre enfants avait déjà passée en détention provisoire lui a permis de ne pas être réincarcérée au terme d'une semaine de débats à forte résonance médiatique.

"Torrent de haine"

Au cours du procès, Joëlle Aubague, un temps en couple avec le bourreau de sa fille, avait avancé que cette dernière était "amoureuse" de celui qui l'avait battue et prostituée pendant des années. Joëlle Aubague a également assigné en référé l'administratrice d'un groupe Facebook de soutien à Valérie Bacot, regroupant plus de 8600 membres.

"Les commentaires au moment de la déposition de ma cliente lors du procès se sont transformés en torrent de haine", juge Me Fourrey qui affirme être parvenu à faire retirer des réseaux sociaux certains extraits d'une interview donnée par Valérie Bacot à TF1 après le verdict en raison des commentaires qu'ils ont suscités.

Article original publié sur BFMTV.com

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