Une mère raconte son agression avec son bébé et ses difficultés pour témoigner, Schiappa réagit

Robin Verner
·3 min de lecture

Samedi soir, Marlène Schiappa a réagi au récit publié sur Instagram par Amélie Challéat de son agression par son voisin dans le hall de leur immeuble sous le prétexte du stationnement de sa voiture. La mère de famille, qui transportait alors son nourrisson né prématuré, a signalé ses difficultés pour déposer plainte.

Frappée pour une banale histoire de stationnement. Marlène Schiappa a assuré samedi soir de la mobilisation de ses équipes et de la préfecture de police après avoir été sollicitée sur les réseaux sociaux au sujet des difficultés rencontrées par Amélie Challéat, une mère, agressée et frappée mardi dans son propre immeuble par un voisin, pour porter plainte.

"J’ai été alertée sur ce post en début d’après-midi, mon équipe a immédiatement pris contact avec la jeune maman. La préfecture est mobilisée à ma demande et recevra Amélie, si elle le souhaite, dès demain" a ainsi tweeté la ministre déléguée à la Citoyenneté.

Une mère raconte son agression avec son bébé et ses difficultés pour témoigner, Schiappa réagit
Une mère raconte son agression avec son bébé et ses difficultés pour témoigner, Schiappa réagit

Une brève "perte de connaissance"

Plus tôt samedi, Amélie Challéat a fait le récit de l'agression dont elle a été la victime. Celle-ci s'est produite mardi dernier alors qu'elle rentrait chez elle, après l'examen conduit à l'hôpital sur sa fille Shéérazade, née extrême prématurée comme elle le précise elle-même. La photo de son visage tuméfié, marqué par des bleus, était jointe à la publication, postée sur Instagram.

Soulignant la vulnérabilité de son bébé au froid, et rappelant les températures de mardi, elle raconte avoir dû se garer devant son immeuble, le temps de transporter au plus vite sa fille, allongée dans sa poussette, à l'intérieur du bâtiment. Dans le hall, elle croise l'un de ses voisins, qui lui "hurle dessus", lui ordonnant de se "garer ailleurs". "Je lui ai dit de nous laisser tranquilles, qu’on en avait pour quelques minutes, qu’on revenait de l’hôpital, que j’avais appris la mort de ma mère la veille", a-t-elle continué.

"Cet homme a voulu m’empêcher de rentrer chez moi avec mon bébé et m’a frappé au visage. Il a envoyé son poing, de toutes ses forces, dans mon visage alors que je tenais la poussette de mon bébé. Je suis tombée par terre et j’ai perdu connaissance un bref instant", a-t-elle enchaîné. Son compagnon, Hamza, la défend jusqu'à l'arrivée des policiers. Ceux-ci ont emmené le voisin, accompagné du conjoint de la victime.

Toujours pas de rendez-vous

Amélie Challéat a de surcroît noté qu'elle tentait depuis mercredi à obtenir un rendez-vous pour porter plainte, afin de ne pas avoir à patienter avec son enfant au vu de sa fragilité.

"Aujourd’hui, la police refuse de me donner un rendez-vous et me dit que je dois me présenter et attendre comme tout le monde. (…) Les policiers ont plutôt conseillé à Hamza de 'trouver une entente entre voisins'. Est-ce que le combat contre la violence faite aux femmes est toujours cause nationale?" s'est-elle demandée, s'adressant ensuite aux comptes de Gérald Darmanin, Marlène Schiappa, Emmanuel Macron et de la police nationale.

Article original publié sur BFMTV.com

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