Lyon: un prêtre orthodoxe gravement blessé par des tirs, un suspect interpellé

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Alors qu'il fermait son église, un prêtre orthodoxe de nationalité grecque a été pris pour cible à deux reprises au fusil à canon scié ce samedi 31 octobre à Lyon.

Le prêtre était en train de fermer son église située dans le VIIe arrondissement de Lyon lorsqu'un homme s'est approché et lui a tiré dessus à deux reprises. Selon des sources proches de l'enquête citées par l'AFP, le religieux n'était pas en tenue et aucune cérémonie n'était en cours. Le prêtre, de nationalité grecque et âgé de 52 ans, a été touché « au foie et à bout touchant ». Il a été transporté à l'hôpital dans un état grave.

Un périmètre de sécurité a été déployé autour de l'église. Le ministère de l'Intérieur recommande d'éviter le secteur et a mis en place une cellule de crise. Le Premier ministre Jean Castex, qui était ce samedi après-midi à Saint-Etienne-du-Rouvray où un prêtre catholique avait été assassiné en 2016, est attendu sur place.

Le procureur de la République de Lyon Nicolas Jacquet a annoncé dans la soirée le placement en garde à vue d'un suspect « pouvant correspondre au signalement donné par les premiers témoins ». « Les vérifications se poursuivent sur son éventuelle implication », a ajouté le magistrat dans un court communiqué, précisant que celui-ci ne portait pas d'arme au moment de son arrestation.

Les motivations de l'agresseurs demeurent inconnues. « A ce stade, aucune hypothèse n'est écartée, ni privilégiée », a indiqué le procureur. L'enquête a été confiée à la police judiciaire et pour l'heure, le parquet national antiterroriste n'a pas été saisi.

Ces faits surviennent trois jours après l'attaque de la basilique Notre-Dame-de-l'Assomption de Nice, où trois personnes ont été tuées par un assaillant islamiste armé d'un couteau. Après l'attentat de Nice, le président Emmanuel Macron a annoncé le passage de 3 000 à 7 000 soldats pour l'opération Sentinelle afin de protéger les lieux de culte et les écoles. A cela viennent s'ajouter quelque 7 000 membres des forces de l'ordre, dont pour moitié des gendarmes réservistes, qui seront mis dès lundi à disposition des préfets pour assurer la sécurité.