A Lyon, 30 interpellations après des débordements dans un TGV Paris-Evian

Une importante opération de police a eu lieu à la gare de Lyon Part-Dieu dans un TGV suite à des débordements

Lyon (AFP) - Trente personnes ont été interpellées samedi matin lors d'une importante opération de police dans un TGV détourné à la gare de Lyon Part-Dieu face à une centaine de fauteurs de trouble, a-t-on appris de sources concordantes.

Ce train, parti de la gare de Lyon à Paris à 7H11 et qui devait rejoindre Evian, a été détourné dans la matinée sur Lyon en raison de débordements.

"En tout il y avait une centaine de fauteurs de trouble appartenant à la communauté des gens du voyage. Ils se rendaient à la station de ski des Gets (Haute-Savoie). Dans le train, ils étaient fortement éméchés, fumaient, avaient mis la musique à fond. Ils ont sali les rames mais pas dégradé au sens pénal du terme. Et ils ont fait peur au contrôleur et à des passagers", a rapporté la police.

"Deux rames de jeunes gens excités et dont certains étaient alcoolisés, ont commis des incivilités et des dégradations mais il n'y a pas eu de violences", a précisé de son côté la préfecture.

Deux voyageurs choqués ont été pris en charge par les secours.

En fin de journée, toutes les personnes interpellées avaient été remises en liberté, sauf une toujours en garde à vue après des coups au visage à l'encontre d'un policier au moment de son arrestation, selon la police.

Outre les 30 personnes arrêtées, cinquante autres ont été évincées du train, qui est finalement reparti vers Evian avec 1H45 de retard.

En tout, une centaine de forces de l'ordre, associant police nationale, police ferroviaire, police municipale et militaires de l'opération Sentinelle, sont intervenues.

C'est le contrôleur qui avait demandé l'intervention de la police face à un groupe "nombreux, très turbulent et difficilement gérable", indique la SNCF.

Le président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, qui a fait de la sécurité dans les trains un de ses chevaux de bataille, a réagi estimant ces faits "d'une extrême gravité" symbole, selon lui, "de la déliquescence de l'autorité de l?État".

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