LVMH et Hermès pâtiront de l’explosion de la bulle de l’immobilier en Chine

LVMH, Hermès, Kering… En Bourse, les géants du luxe du CAC 40 ont souffert cet été. En cause, les craintes d’une normalisation des ventes d’articles de luxe dans le monde occidental et en Asie orientale (après le boom post-Covid-19) et les craintes d’un net ralentissement de la croissance économique en Chine, un marché clé pour le secteur. “Il faut dire que pour LVMH, 29% des ventes proviennent de la Chine. Pour Kering, c’est 28%”, rapporte Mirabaud Banque interrogée par Capital. Et Hermès n’est pas en reste, puisque l’Asie-Pacifique (hors Japon), une région où la Chine se taille la part du lion, représentait en 2022 48% du chiffre d’affaires du sellier. Au final, le consommateur chinois représente près de 30% des ventes d’articles de luxe au niveau mondial, rapporte BDL Asset Management.

Or, la conjoncture chinoise a donné cet été de sérieux signes de fatigue, sur fond de marasme de l’industrie, du commerce extérieur et de l'immobilier, et de pessimisme des ménages, dont la consommation est assez mal orientée. L’éclatement en cours d’une bulle d’envergure sur l’immobilier, qui n’a à bien des égards rien à envier à celle du Japon de la fin des années 80, risque fort de continuer à peser sur les perspectives de l’économie chinoise et les ventes d’articles de luxe aux Chinois. Dans ces conditions, LVMH, Hermès et Kering risquent de décevoir, sur les prochaines publications trimestrielles. Tour d’horizon.

L’éclatement de la bulle sur l’immobilier en Chine risque d’avoir des retombées (...)

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