Lutte contre le terrorisme : Gérald Darmanin salue la "coopération" entre la France et l'Algérie

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En visite à Alger, le ministre français de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a remercié l'Algérie, dimanche, pour sa "coopération continue" en matière de "sécurité et de lutte contre le terrorisme" avec la France, meurtrie ces dernières semaines par plusieurs attaques terroristes.

Le ministre français de l'Intérieur, Gérald Darmanin, en visite à Alger à l'occasion d'une tournée régionale, a salué, dimanche 8 novembre, la "coopération" avec l'Algérie en matière de lutte contre le terrorisme.

Cette visite, intervenant après des attentats meurtriers en France, fait suite à des séjours à Rome, Tunis et Malte cette semaine.

Gérald Darmanin a remercié l'Algérie pour "la coopération continue" en matière de "sécurité et de lutte contre le terrorisme", indiquant que des échanges étaient prévus entre les services intérieurs des deux pays, selon des éléments transmis à l'AFP qui n'a eu accès à aucun des entretiens du ministre français à Alger.

Deux ministres aux "visions identiques"

Parmi les sujets abordés, la question libyenne et l'immigration clandestine, a ajouté Gérald Darmanin, après une rencontre avec son homologue algérien Kamel Beldjoud, qui a fait état de "visions identiques dans tous les dossiers discutés", selon ces mêmes éléments.

Gérald Darmanin, petit-fils de tirailleur algérien, a été reçu par le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, et doit échanger avec le ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum.

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Selon la presse, il pourrait également se rendre à Mostaganem, dans le nord-ouest du pays, la région natale de son grand-père maternel.

Prévue de longue date, la tournée de Gérald Darmanin a pris un tour nouveau avec l'attentat qui a fait trois morts dans la basilique de Nice fin octobre dont l'auteur présumé est un Tunisien de 21 ans fraîchement arrivé en Europe.

Lutter contre la radicalisation en France

Comme en Tunisie et au Maroc en octobre, Gérald Darmanin devait présenter aux autorités algériennes une liste de leurs ressortissants en situation irrégulière et soupçonnés de radicalisation, que la France souhaite expulser.

Selon le ministère français de l'Intérieur, la France compte 231 étrangers en situation irrégulière suivis pour "radicalisation", dont une soixantaine de Tunisiens, autant de Marocains et un peu plus d'Algériens, et a fait de leur expulsion une priorité.

Gérald Darmanin souhaite également relancer la coopération en matière d'éloignement, entravée par la fermeture des frontières en raison de la pandémie de Covid-19, alors que les départs clandestins ont augmenté depuis le Maghreb.

Avec AFP