Lutte contre la pauvreté : Les Républicains jouent les équilibristes

Par Marc Vignaud
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Julien Dive (à gauche), Christian Jacob (au centre) et Aurélien Pradié (à droite), le 25 février 2020.
Julien Dive (à gauche), Christian Jacob (au centre) et Aurélien Pradié (à droite), le 25 février 2020.

Qu'on se le dise, Les Républicains ne sont pas divisés entre libéraux et sociaux. C'est le message qu'a voulu faire passer le parti de droite, à l'occasion de la présentation à la presse de 15 propositions de son groupe parlementaire à l'Assemblée nationale pour lutter contre la pauvreté.

« On peut être libéral et social et, franchement, les deux vont ensemble. [?] ne surjouons pas nos différences, nous sommes tous attachés à la liberté d'entreprendre », a martelé le président du groupe, Damien Abad, qui revendique le fait de « défendre à la fois les libertés sur le plan économique mais aussi d'incarner une droite sociale ». Si l'absence d'Éric Woerth, considéré comme un représentant de l'aile plus « libérale », a été remarquée, elle était liée à son agenda en tant que président de la commission des Finances de l'Assemblée, a assuré Damien Abad.

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Issues d'un groupe de travail qui a beaucoup consulté les associations de lutte contre la pauvreté, les propositions de la droite visent à endiguer l'augmentation des bénéficiaires de l'aide alimentaire en cette période de crise économique et sociale liée à la situation sanitaire. Elles tombent à pic pour couper l'herbe sous le pied d'Emmanuel Macron, censé présenter jeudi des mesures pour renforcer « l'égalité des chances ».

Un chèque alimentaire de 150 euros par mois pour les jeunes

Cheville ouvrière de ce groupe de travail, Aur [...] Lire la suite