Lutte contre l'islamisme: des procédures enclenchées contre plusieurs lieux de culte et associations

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Gérald Darmanin à l'Assemblée nationale le 7 septembre 2021 - Christophe ARCHAMBAULT © 2019 AFP
Gérald Darmanin à l'Assemblée nationale le 7 septembre 2021 - Christophe ARCHAMBAULT © 2019 AFP

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a annoncé avoir enclenché des procédures pour fermer six lieux de culte et dissoudre plusieurs associations, tous soupçonnés de faire la propagande de l'islamisme radical, mardi soir dans un entretien au Figaro.

Soulignant qu'un tiers des 89 lieux de culte "soupçonnés d'être radicaux et répertoriés par les services de renseignement" ont été contrôlés depuis novembre 2020, Gérald Darmanin a indiqué que "des procédures (étaient) enclenchées pour en fermer six autres" dans la Sarthe, en Meurthe-et-Moselle, en Côte-d'Or, dans le Rhône ou le Gard.

Une dizaine d'associations visée par des procédures de dissolution

Par ailleurs, la lutte contre le séparatisme islamiste "a été à l'origine de 24.000 contrôles menés tous azimuts et de 650 fermetures de lieux fréquentés par des fondamentalistes" depuis le début du quinquennat, avant la promulgation en août de la loi contre le "séparatisme".

Gérald Darmanin a par ailleurs confirmé qu'il allait demander, mercredi en conseil des ministres, la dissolution de la maison d'édition islamiste Nawa et de la Ligue de défense noire africaine. Nawa, basée en Ariège, "incite à l'extermination des Juifs et légitime la lapidation des homosexuels", selon Gérald Darmanin.

La Ligue de défense noire, qui s'est fait connaître par une manifestation organisée contre les violences policières en juin 2020 devant l'ambassade des Etats-Unis à Paris, "appelle à la haine et à la discrimination", a poursuivi le ministre de l'Intérieur.

"Dans l'année qui vient, dix autres associations vont faire l'objet d'une procédure de dissolution, dont quatre dès le mois prochain", a-t-il également fait savoir. Parmi elles, "une structure censée lutter contre 'l'islamophobie' dans le Rhône, une association salafiste dans l'Est, une autre qui verse dans le pseudo-humanitaire", a précisé Gérald Darmanin.

Entrée en vigueur en janvier du "contrat d'engagement républicain"

Le 24 septembre, le Conseil d'Etat a validé la dissolution par le gouvernement du Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF) et de Baraka City, intervenues fin 2020 après l'assassinat du professeur Samuel Paty par un jeune islamiste.

Le ministre de l'Intérieur a par ailleurs dit avoir demandé aux préfets d'interdire "toute conversion de titre de séjour d'un imam détaché" par un Etat étranger.

Enfin, le "contrat d'engagement républicain", prévu dans la loi "séparatisme" et qui conditionne l'octroi de subventions publiques aux associations au respect des valeurs républicaines, "entrera en vigueur en janvier 2022", a indiqué Gérald Darmanin.

Article original publié sur BFMTV.com

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