Lutte contre la corruption : dans les coulisses de l'association Anticor

Les enquêtes de l'association Anticor, qui lutte contre la corruption, commencent souvent de la même manière. Ce matin-là, à Cannes (Alpes-Maritimes), un homme qui tient à préserver son anonymat a rendez-vous chez l'opticien, mais pas pour changer de lunettes : c'est un lanceur d'alerte, avec des documents en main. Il est venu dénoncer une possible corruption dans la gestion d'un port de plaisance sur la Côte d'Azur. Face à lui, se tient Jean-Valéry Desens, opticien de profession, mais aussi l'un des référents bénévoles d'Anticor dans les Alpes-Maritimes. Traquer les affaires politico-financières Deux fois par semaine, il écoute les témoignages pour traquer les affaires politico-financières. "Monsieur est typiquement le lanceur d'alerte lambda qui nous apporte des éléments, pour le coup assez étayés, mais on ne va pas se limiter à ça : on va aller chercher les éléments, vérifier les éléments, et quand il nous apparaît qu'il y a des actes illégaux qui ont été réalisés, on saisira le procureur de la République", explique Jean-Valéry Desens. Depuis 18 ans, Anticor a souvent saisi la justice et s'est constituée partie civile, comme pour l'affaire des sondages de l'Élysée, l'affaire Karachi ou encore l'affaire Benalla.