L'usage croissant d'une drogue de synthèse inquiète autorités et milieu de la nuit à Paris

Blavignat, Yohan, agence, AFP
Les autorités craignent une recrudescence des incidents en raison de la consommation de cette drogue. / JEFF PACHOUD/AFP

La GBL, une cousine du GHB surnommé «la drogue du violeur», est de plus en plus consommée par les jeunes fêtards. Facile à se procurer sur internet, elle est responsable depuis fin 2017 de plusieurs comas, dont un mortel.

Les autorités et le milieu de la nuit parisienne ont tiré, ce lundi, la sonnette d'alarme face à l'usage croissant chez les jeunes fêtards d'une drogue de synthèse, la GBL, responsable depuis fin 2017 de plusieurs comas dont l'un s'est soldé par la mort d'un jeune homme. «C'est un phénomène qui est en train de s'étendre», a déclaré à la presse le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, à l'issue d'une réunion organisée avec les professionnels de la nuit, les autorités de santé et les services de police.

Depuis la fin 2017, l'absorption volontaire ou involontaire de GBL (gamma-butyrolactone), un solvant détourné en drogue, cousine du GHB surnommé «la drogue du violeur», a causé dix comas chez des jeunes âgés de 19 à 25 ans dans des établissements de nuit parisiens, selon des données de la préfecture de police. Le 10 mars, au «Petit Bain», un établissement du 13e arrondissement, la soirée a même viré au drame lorsque deux jeunes sont tombés dans le coma après avoir ingéré des liquides dans des bouteilles ne leur appartenant pas. Après plusieurs semaines d'hospitalisation, l'un d'eux est récemment décédé.

«50 à 100 comas par an»

Signe de la fermeté des autorités, six établissements abritant des trafics de stupéfiants ont fait l'objet depuis le début de l'année d'une fermeture administrative, soit le même total que sur l'ensemble de l'année 2017. Trois autres procédures sont en cours, a détaillé le préfet de police. Face à la recrudescence des incidents dramatiques mais aussi de ces fermetures, les professionnels de la nuit réunis dans le Collectif Action Nuit avaient demandé «de l'aide» aux (...) Lire la suite sur Figaro.fr

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