L'US Navy ne veut pas de bateau à moins de 100 mètres de ses navires dans le Golfe

L'US NAVY NE VEUT PAS DE BATEAU À MOINS DE 100 MÈTRES DE SES NAVIRES DANS LE GOLFE

WASHINGTON (Reuters) - La marine militaire américaine a publié une note d'information pour avertir les marins naviguant dans le Golfe qu'ils ne devaient pas s'approcher à moins de 100 mètres des bâtiments de guerre des Etats-Unis sous peine d'être perçus "comme une menace et soumis à des mesures défensives légales", ce qui s'apparente à une mise en garde adressée à l'Iran.

La publication de cette note de l'US Navy, dont Reuters a été le premier à faire état, intervient alors que le président américain Donald Trump a donné pour instruction en avril à la marine des Etats-Unis de tirer sur tout bateau iranien harcelant les navires américains.

"Les bateaux armés approchant à moins de 100 mètres d'un bateau de la marine américaine pourraient être considérés comme une menace", est-il écrit dans cette note.

Un responsable américain ayant requis l'anonymat a déclaré que cette note d'information ne constituait pas une modification des règles d'engagements de l'armée américaine.

Le commandement central des forces navales américaines basé à Bahreïn a précisé dans un communiqué que cette note était "destinée à renforcer la sécurité, minimiser l'ambiguïté et réduire le risque d'erreur d'appréciation".

La publication de cette note survient à la suite d'un incident le mois dernier, à l'origine de l'instruction donnée ensuite par Donald Trump, au cours duquel 11 bateaux iraniens se sont approchés de bâtiments de guerre américains dans le Golfe. Selon l'armée américaine, qui a dénoncé une attitude "dangereuse et provocante", les bateaux iraniens se sont retrouvés à un moment à 9 mètres de la vedette américaine Maui.

L'Iran a pour sa part rejeté la responsabilité de cet incident sur les Etats-Unis et les Gardiens de la révolution ont réagi à l'avertissement de Donald Trump en menaçant de détruire les navires américains si leur sécurité était remise en cause dans le Golfe.


(Phil Stewart et Idrees Ali; version française Bertrand Boucey)