Dans l'urgence, le Royaume-Uni revoit sa stratégie vaccinale

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Toujours plus vite. Alors qu'en France la campagne de vaccination peine à prendre son élan, les Britanniques, eux, piquent à tour de bras. Depuis le 8 décembre et la première injection mondiale du vaccin de Pfizer-BioNTech à ­Margaret ­Keenan, alors âgée de 90 ans, quelque 950 000 sujets de Sa Majesté ont déjà reçu le précieux sérum. La campagne devrait même s'accélérer demain avec l'arrivée du "vaccin national", développé par AstraZeneca et l'université d'Oxford, que l'agence britannique du médicament (MHRA) a validé mercredi.

Moins cher et plus facile à stocker (il peut être ­conservé à des températures comprises entre 2 °C et 8 °C), il devrait permettre de passer à une vaccination à grande échelle. Le gouvernement a précommandé 100 millions de doses (contre 40 millions pour le Pfizer), espérant d'ici l'été avoir vacciné 30 millions de personnes.

Comme partout ailleurs, des groupes prioritaires – neuf au total – ont été établis outre-Manche, le premier ­concernant pensionnaires et personnel des maisons de retraite. Mais, à la différence de certains pays européens et notamment la France, les autorités ont tout de suite mis sur pied une logistique impressionnante. La seule Angleterre compte ainsi 700 centres de vaccination. Des drives, qui accueillent plusieurs centaines de personnes par jour, ont également été ouverts. Pharmacies et médecins généralistes sont mis à ­contribution. Et dans la perspective d'une utilisation massive du vaccin d'AstraZeneca est évoquée l'idée d'o...


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