Comment l'urbanisation rend les animaux plus gros

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Il est communément admis que le réchauffement climatique a tendance à faire rétrécir la taille des animaux, un principe connu sous le nom de règle de Bergmann. Sous les climats plus froids, les animaux ont ainsi tendance à avoir une taille plus compacte, à la fois en raison d’un métabolisme plus actif et pour diminuer la surface corporelle rapportée au volume (et donc les pertes de chaleur). Mais ce n’est pas le seul effet des perturbations anthropiques sur le monde animal : des chercheurs du Musée d’histoire naturelle de Floride assurent aujourd’hui que l’urbanisation fait grossir les mammifères.

L’effet de l’urbanisation surpasse celui du climat

« En théorie, les animaux dans les villes devraient devenir plus petits en raison de l’effet d'îlot de chaleur », expose Maggie Hantak, auteure principale de l'étude publiée dans la revue Communications Biology. Certaines zones urbaines peuvent ainsi présenter une différence de 7 °C à 8 °C par rapport aux environnements périphériques. Or, les chercheurs ont constaté tout l’inverse. En compilant près de 140.500 mesures de longueur et de masse corporelle de plus de 100 espèces de mammifères nord-américains recueillies sur 80 ans, ils se sont aperçus que les mammifères urbains sont à la fois plus longs et plus lourds que leurs homologues ruraux. « Ce n’était pas du tout ce à quoi on s’attendait, avoue Maggie Hantak. En ville, les mammifères deviennent plus gros quelle que soit la température. Cela suggère que l’effet urbanisation surpasse celui du climat », poursuit son collègue Robert Guralnick.

Les rongeurs trouvent en ville de la nourriture abondante et de nombreux microhabitats. © pierre aden/EyeEm, Adobe Stock
Les rongeurs trouvent en ville de la nourriture abondante et de nombreux microhabitats. © pierre aden/EyeEm, Adobe Stock

Une nourriture abondante et diversifiée

L’explication est relativement simple : en ville, les animaux trouvent une nourriture et de l’eau en abondance ainsi que de nouvelles niches écologiques, et sont moins exposés aux prédateurs. En 2018, une précédente étude portant sur les invertébrés avait déjà montré que...

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