« Lupin » sur Netflix : plutôt Arsène Loupé !

Par Philippe Guedj
·1 min de lecture
Omar Sy, alias le cambrioleur Assane Diop, grand admirateur de l'oeuvre de Maurice Leblanc et en quête de vengeance dans Lupin, sur Netflix.
Omar Sy, alias le cambrioleur Assane Diop, grand admirateur de l'oeuvre de Maurice Leblanc et en quête de vengeance dans Lupin, sur Netflix.

Sur le papier, il y avait de quoi faire le hold-up du siècle avec le célèbre héros venu du pays de Caux. À l'arrivée, ce Lupin-là n'offre qu'un bien piètre larcin. Du moins si l'on s'en tient aux cinq épisodes (sur dix au total), montrés à la presse par Netflix. Certes, tous de facture élégante, à l'image du monte-en-l'air mythique créé en 1905 par Maurice Leblanc. Mais surtout tape-à-l'?il, prévisibles, mal dialogués, pas vraiment mieux joués, indigents dans les finitions, sans compter un petit relent de « tous pourris » un brin clientéliste que ne renierait pas un populiste aviné au café du commerce. Mais, nom d'un haut-de-forme, que s'est-il passé ? On était pourtant assez preneurs de la (plutôt) bonne idée consistant à transposer les aventures du gentleman cambrioleur dans un Paris contemporain et le « réincarner » via un admirateur de ses aventures : Assane Diop (Omar Sy), arnaqueur de haut vol aux origines sénégalaises et passé maître dans l'art du déguisement.

Dans cette première volée d'épisodes, Diop cherche à se venger des responsables du suicide de son père chauffeur, Babacar, injustement accusé, vingt-cinq ans plus tôt, d'avoir volé à son riche employeur, le businessman « bolloresquo-lagardèresque » Hubert Pellegrini (il possède « la plupart des journaux et chaînes de télé »), un collier ayant appartenu à Marie-Antoinette. Traqué par la police après un spectaculaire cambriolage lors d'une vente aux enchères dudit bijou, qu'il récupère, Assane r [...] Lire la suite