L'Université virtuelle de Côte d'Ivoire : une volonté d'ouvrir la fac à tous les habitants

Jacques Deveaux

Pour saisir l’enjeu de l’enseignement à distance pour l’enseignement supérieur ivoirien, il faut avoir à l’esprit deux chiffres concernant l’université Félix Houphouët Boigny d’Abidjan. 70 000 étudiants fréquentent le campus, alors que la capacité d’accueil n’est que de 30 000.

En septembre 2018, le pays ne comptait que huit universités, dont cinq publiques. En 2013, elles ont toutes adopté le système LMD (licence master doctorat), afin de se rapprocher du standard international en matière d’enseignement supérieur. Un premier pas. Sachant qu'aucune de ses universités n’est classée dans le top 100 africain. Malgré le plan de 100 milliards de francs CFA, la Côte d’Ivoire reste à la traîne. L’enseignement supérieur y souffre d’un manque de moyens manifeste. Les infrastructures ne répondent plus à la demande, vu le nombre d’étudiants. Et le matériel pédagogique se fait rare, tout comme les enseignants.

Université au bord de l'explosion

Aussi, l’université virtuelle est un maillon essentiel pour répondre au défi de la formation. Ses débuts ont été difficiles, raillés par beaucoup qui y voyaient une formation au rabais. "Son modèle pédagogique d'enseignement en ligne était rejeté", a expliqué à l’AFP Oumou Dosso, directrice de la communication au ministère de l'Enseignement supérieur.

Ça, c'était avant ! Car rapidement l'UVCI a su metttre en avant ses atouts. L’université est totalement tournée vers les sciences numériques. Réseaux, multimédia, e-commerce, (...)

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