L'université de Clermont-Ferrand refuse d'appliquer la hausse des frais d'inscription aux étudiants étrangers

1 / 2

Revendre ses cours en ligne: une aubaine pour les étudiants, un fléau pour les professeurs

Depuis le mois de mai 2018, la plateforme Studocu, créée aux Pays-Bas, a fait son apparition en France. Elle permet aux étudiants de gagner de l'argent en publiant leurs prises de notes. Face à cette pratique, des professeurs s'élèvent et dénoncent une violation de leur propriété intellectuelle.

L'université de Clermont Auvergne,  située à Clermont-Ferrand, refuse d'appliquer la hausse des frais d'inscription pour les étudiants étrangers annoncée par le gouvernement en novembre dernier, rapporte le quotidien La Montagne. Le président de l'université Mathias Bernard a déclaré qu'à la rentrée 2019, son établissement n'"appliquerait pas cette hausse des frais d'inscription".

"La question du financement doit se poser" soutient néanmoins le président de l'UCA, "mais la réponse apportée ne semble pas être la bonne" ajoute Mathias Bernard.

Les étudiants considérés comme "une clientèle"

Une pétition avait été lancée par le syndicat FSU et adressée à Mathias Bernard, président de l’Université Clermont Auvergne pour demander l’annulation de ces mesures. 15% des étudiants de l'établissements sont internationaux.

Mathias Bernard dit regretter que le gouvernement souhaite développer une "politique d’attractivité avec une manière de penser la question sous forme de marché à conquérir", "de logique concurrentielle et de compétition internationale", où les étudiants seraient considérés "comme une clientèle".

Edouard Philippe avait annoncé, à la mi-novembre 2018, un plan d'action visant à attirer davantage d'étudiants étrangers. Mais les frais d'inscription étaient par conséquent augmentés pour les étudiants hors Union européenne: de 170 à 2.770 euros en licence,...

Lire la suite sur BFMTV.com

A lire aussi