L'Union européenne durcit le contrôle des exportations de vaccin

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Alors que les inspecteurs italiens ont découvert 29 millions de doses AstraZeneca non comptabilisées dans l’usine d’embouteillage d’Agnani, la Commission européenne donne un tour de vis aux exportations de vaccins en renforçant son mécanisme de contrôle. Ce mécanisme en vigueur depuis fin janvier a déjà été utilisé pour interdire un envoi de 250 000 doses de vaccins AstraZeneca d’Italie vers l’Australie, et il va être durci.

Avec notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet

La Commission européenne fait tous les efforts possibles pour éviter que cette mesure soit décrite comme une interdiction des exportations. Elle martèle qu’il s’agit officiellement d’un « mécanisme de transparence et de contrôle ». Elle souligne que sur 381 demandes d’exportations, toutes ont été autorisées, sauf une, celle de l’Italie vers l’Australie.

La Commission affirme aussi que l’Europe est la plus grande exportatrice mondiale de vaccins avec 43 millions de doses vers 33 pays depuis janvier, en particulier vers les pays qui font partie du mécanisme Covax de solidarité vaccinale.

Il reste que ce durcissement du mécanisme de contrôle, s’il est validé par les 27 capitales, va limiter les exportations avec deux critères : proportionnalité et réciprocité. Les exportations seront plus difficilement autorisées si elles sont destinées à un pays qui n’exporte pas vers l’UE.

La Commission prend l’exemple du Royaume-Uni vers qui dix millions de doses ont été exportées et de qui aucune dose n’a été reçue. Et pour la proportionnalité, les pays de l’UE, qui sont chargées de l’application, devront vérifier si le taux de vaccination est plus élevé que dans l’Union ou le nombre de cas moins élevé, ce qui pourrait empêcher de donner l’autorisation d’exportation.