"L'une des pires vidéos diffusées": le Parti animaliste veut "des sanctions exemplaires" contre l'homme filmé en train de dépecer un chat

"L'une des pires vidéos diffusées": le Parti animaliste veut "des sanctions exemplaires" contre l'homme filmé en train de dépecer un chat
Affiche du parti animaliste pour les élections européennes de mai 2019 - LOIC VENANCE / AFP
Affiche du parti animaliste pour les élections européennes de mai 2019 - LOIC VENANCE / AFP

"Très très choquant". Invitée de BMFTV, la porte-parole du Parti animaliste a fait part de son indignation après la diffusion sur les réseaux sociaux d'un homme en train de dépecer un chat, demandant des sanctions exemplaires contre l'auteur des faits.

"C'est très très choquant, c'est l'une des pires vidéos qui soit sortie sur les réseaux sociaux", a réagi Muriel Fusi, la co-présidente et la porte-parole du parti, sur BFMTV.

La vidéo a été diffusée par l'individu sur Snapchat. Le jeune homme en a publié plusieurs où on le voit s'amuser du dépeçage d'un chat mort. Une internaute, l'une de ses amies, a signalé les faits à une association de protection animale, qui a partagé les faits sur Twitter et les a portés à la connaissance de la police.

"Des milliers de gens sont indignés de voir un individu qui prend du plaisir à faire souffrir, qui assume, qui en est fier puisqu'après il va diffuser cette vidéo sur les réseaux sociaux, s'indigne Muriel Fusi. On est dans une société ou cela n'est plus tolérable même s'il y a encore beaucoup de chose à faire."

Brigade d'enquêteurs spécialisée

Saluant "le travail des autorités" qui ont eu "une réponse rapide" dans cette affaire, la porte-parole du Parti animaliste plaide pour "des unités de police et des parquets qui soient spécialisés dans ces infractions qui augmentent significativement depuis 2016".

"La maltraitance animale a toujours existé mais avec les réseaux sociaux les gens essaient de faire des choses pour faire le buzz, déplore Muriel Fusi. Il faut que les sanctions soient exemplaires, il faut une réponse pénale rapide et exemplaire pour avoir un effet dissuasif."

La semaine dernière, le ministre de l'Intérieur a annoncé la création d’une division d’enquêteurs chargée spécifiquement de la maltraitance animale composée de 15 policiers et gendarmes spécialisés. Rattachée à l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique, cette unité doit faire face à l'augmentation du nombre d’atteintes aux animaux domestiques. Avec plus de 12.000 faits constatés, ce chiffre a bondi de 30% en cinq ans.

Article original publié sur BFMTV.com