La Lune influencerait bien notre sommeil

Nathalie Mayer, Journaliste
·2 min de lecture

Accidents, variations des humeurs, croissance des plantes – ou même des cheveux –, catastrophes naturelles. Depuis la nuit des temps, la Lune est régulièrement tenue pour responsable d’un certain nombre de phénomènes, réels ou imaginés, qui se produisent sur Terre. Un lien de cause à effet qui est souvent mis à mal par les travaux des scientifiques qui s’y intéressent.

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Cette fois, des chercheurs de l’université de Washington (États-Unis) rapportent avoir bel et bien observé une variation des cycles du sommeil au cours du cycle lunaire de 29,5 jours. Dans les trois à cinq jours qui précèdent la Pleine Lune, les gens s’endorment plus tard – d’environ 30 minutes en moyenne – et dorment moins longtemps – de 46 à 58 minutes en moyenne, que ce soit à la campagne ou en ville.

Par le passé, d’autres études avaient montré l’impact sur le sommeil de l’accès à l’électricité. Cet impact s’est retrouvé dans ces travaux récents. Les participants urbains à l’étude se couchent en moyenne plus tard et dorment moins que ceux qui vivent dans une zone rurale, privés d’électricité. Mais tous ont montré des oscillations dans leurs cycles de sommeil en lien avec celui de la Lune.

Les cycles du sommeil en fonction du cycle de la Lune. En haut, pour des personnes vivant à la campagne et avec un accès à l’électricité restreint. En bas, pour des personnes vivant en ville. © Université de Washington
Les cycles du sommeil en fonction du cycle de la Lune. En haut, pour des personnes vivant à la campagne et avec un accès à l’électricité restreint. En bas, pour des personnes vivant en ville. © Université de Washington

Une luminosité qui perturbe le sommeil

Et les chercheurs estiment aujourd’hui que leurs données sont plus fiables que celles qui ont pu être publiées par le passé. La plupart, en effet, s’appuyaient sur des déclarations des participants aux études. Cette fois, elles sont issues de moniteurs posés sur les poignets des volontaires.

« Le phénomène pourrait correspondre à une adaptation qui a permis à nos ancêtres de profiter d’une source naturelle de lumière dans la soirée », indique Leandro Casiraghi, chercheur à l’université de Washington, dans un

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