La Lune impacte les émissions de méthane au fond de l'océan

Nathalie Mayer, Journaliste
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Des milliers d’années maintenant que l’océan Arctique libère de grandes quantités de méthane. Les scientifiques imaginent que le processus pourrait s’accélérer avec le réchauffement des océans. L’ennui, c’est que le méthane est un puissant gaz à effet de serre. C’est pourquoi les chercheurs tentent de mieux comprendre le phénomène.

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Grâce à des piézomètres déposés dans des sédiments pendant quatre jours, une équipe du Centre for Arctic gas hydrate, environment and climate (Cage, Norvège) a mesuré la pression et la température de l’eau à l’intérieur même des pores. Une mesure sur la durée qui a révélé une présence de méthane qui varie au fil du jour. Plus exactement, au rythme des marées produites par la Lune.

Les émissions de méthane sont plus répandues que nous le pensions.

Les travaux ont été menés dans une région où aucune émission de méthane n’avait encore été observée. « Cela nous indique premièrement que les rejets de gaz du fond marin sont plus répandus que ce que nous pouvons voir avec les sondages traditionnels au sonar », note Andreia Plaza Faverola, chercheur, dans un communiqué du Cage. Et implique que l’ampleur des émissions actuelles pourrait être sous-estimée.

Les chercheurs du Cage (Centre for Arctic gas hydrate, environment and climate) ont utilisé des piézomètres pour mesurer la libération de méthane dans les sédiments des fonds océaniques. © P. Domel, Centre for Arctic gas hydrate, environment and climate
Les chercheurs du Cage (Centre for Arctic gas hydrate, environment and climate) ont utilisé des piézomètres pour mesurer la libération de méthane dans les sédiments des fonds océaniques. © P. Domel, Centre for Arctic gas hydrate, environment and climate

Contrebalancer la hausse des températures

Mais ce n’est peut-être pas le plus important. Ce que les chercheurs ont surtout observé, c’est cette variabilité — en eaux profondes, du moins — des émissions selon le cycle des marées. À marée basse, le méthane est libéré en plus grande quantité. Lorsque la pression hydrostatique diminue. À marée haute, c’est l’inverse. « C’est la première fois que nous observons cela dans l’océan Arctique », poursuit l’auteur de l’étude.

Les chercheurs en concluent que les...

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