Lula, à peine sorti de prison, s'en prend à Jair Bolsonaro

Le HuffPost avec AFP
L'ancien président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a donné un discours après sa sortie de prison à Curitiba, ce 8 novembre.

BRÉSIL - Il n’a pas tardé à haranguer la foule. Acclamé par des milliers de partisans à sa sortie de prison ce vendredi 8 novembre, l’ex-président Luiz Inacio Lula da Silva a pris le micro devant le siège de la police fédérale de Curitiba, où il a été incarcéré plus d’un an et demi pour corruption.

“Je veux continuer à lutter pour améliorer la vie du peuple brésilien”, a lancé Lula, 74 ans, de sa voix rauque, face à une marée rouge de militants de gauche, attaquant d’emblée le gouvernement du président d’extrême droite Jair Bolsonaro.

“Le peuple travaille pour Uber ou livre des pizzas”

“Le peuple a de plus en plus faim, il est au chômage, le peuple travaille pour Uber ou livre des pizzas”, a lancé Lula, qui avait pu, au cours de ses deux mandats (2003-2010) extraire près de 30 millions de Brésiliens de la pauvreté dans une période de forte croissance économique.

Vous avez apporté “la démocratie dont j’avais besoin pour résister aux canailles du côté pourri de l’État brésilien, de la justice brésilienne, qui a tout fait pour criminaliser la gauche”, a poursuivi Lula, dont le discours a été interrompu à plusieurs reprises par des “Lula je t’aime !”.

Émue, sa campagne a posé plusieurs fois sa tête sur son épaule tandis qu’il parlait. Quand la foule a crié “un bisou, un bisou !”, il s’est rapidement exécuté, embrassant sur la bouche celle qu’il souhaite rapidement épouser.

Lula a déjà fait part de son intention de participer à de grandes tournées à travers le Brésil, les fameuses “caravanes” qui lui ont permis d’accroître sa popularité auprès des plus pauvres, pour incarner l’opposition à Jair Bolsonaro.

Quelques instants plus tôt, il était sorti de sa prison, à pied et souriant aux côtés de sa compagne, la sociologue Rosangela da Silva, embrassant chaleureusement des sympathisants et saluant la foule d’un poing levé. Des milliers de militants l’ont accueilli, certains en larmes, devant le siège de la Police fédérale de Curitiba où il purgeait sa peine pour corruption.

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