L'Ukraine aux portes de l'hiver: «J’aimerais bien toucher deux mots à Poutine»

© AP/Leo Correa

Le 22 novembre, les autorités russes ont annoncé l'attaque de la Crimée par des drones. Une information non confirmée par l'Ukraine, qui poursuit sa contre-offensive. Alors que l’hiver s’annonce extrêmement rude pour les Ukrainiens, faut-il négocier la paix ? Entre militaires et civils, les opinons sont souvent opposées.

Andry a trois enfants de deux mariages différents. Dans sa vie normale, il est ingénieur. Les traits fatigués, il patiente avec son bataillon devant un bâtiment officiel transformé en caserne, raconte Maurine Mercier.

Andry et ses compagnons sont déterminés :

Oui, nous récupérerons la Crimée !

« La guerre ne se terminera que lorsque la Russie s’effondrera, affirme l’un de ses compagnons. Je vous pose la question : "si vous aviez perdu autant d’amis proches à cause de la guerre, vous seriez prêts à négocier, vous ?" »

« La Crimée a été très "russifiée" »

À Mykolaïv, Igor, lui n’est pas militaire. Sa ville compte parmi celles qui ont subi de très lourds bombardements. Il aime profondément son pays. Mais comme bien d’autres, il préfère le dire discrètement. Pour lui, il faut négocier, et surtout ne pas tenter de récupérer la Crimée : « Je pense que les territoires devraient être libérés. Mais la Crimée a été très "russifiée". Je ne suis pas du tout sûr que ses habitants veuillent revenir en Ukraine. Et puis, le prix à payer serait tellement élevé. Nous ne pouvons pas faire la guerre éternellement. »


Lire la suite sur RFI