L'Ukraine a occupé une place centrale au sommet du G20 de Bali

Le président indonésien Joko Widodo a souligné mercredi que les négociations pour la publication d'un communiqué commun au sommet du G20 à Bali avaient été "très difficiles", saluant l'effort des dirigeants des grandes économies mondiales pour obtenir un accord.

Le président qui a accueilli sur l'île indonésienne de Bali le sommet de deux jours des chefs d'Etat et de gouvernement du G20, assombri par la guerre en Ukraine, a passé le relais à son homologue indien Narendra Modi, dont le pays présidera le G20 l'an prochain.

"Les discussions ont été très très dures et finalement tous les dirigeants se sont mis d'accord sur le contenu de la déclaration qui est la condamnation de la guerre en Ukraine", a-t-il indiqué lors d'une conférence de presse de clôture.

Le conflit engagé en février par la Russie "a provoqué une détresse pour les gens et détérioré les conditions économiques mondiales", a-t-il dit.

Le texte note que la "plupart" des membres du G20, "ont condamné fermement la guerre en Ukraine" et appelle à l'extension d'un accord pour l'exportation des céréales par les ports ukrainiens de la mer Noire qui arrive à expiration le 19 novembre.

Le paragraphe le plus débattu est celui qui évoque la guerre menée par la Russie en Ukraine.

"On a discuté de cela jusqu'à minuit, et finalement la déclaration de Bali a été obtenue par consensus".

"Nous avons convenu que la guerre avait eu un impact sur l'économie mondiale", a-t-il dit. L'économie mondiale ne peut pas prospérer "sans la paix, c'est pourquoi j'ai dit que la guerre devait cesser", a relevé le dirigeant du plus grand pays d'Asie du Sud-Est.

La formulation du communiqué implique que la Russie a accepté ce diagnostic, alors que Moscou maintient depuis des mois que les crises énergétique et alimentaire sont essentiellement causées par les sanctions occidentales à son égard.

Joko Widodo a passé le relais de la présidence du G20 à New Delhi, qui garde de solides relations économiques avec Moscou, au cours d'une cérémonie avec le Premier ministre Narendra Modi.

Avec AFP