L'Ukraine entre angoisse nucléaire et grand nettoyage

Tandis que la centrale de Zaporijjia, bombardée, reste sous la menace, le président Zelensky a entamé une purge à tous les niveaux de son gouvernement.

Une enquête de l’agence de presse Reuters en apporte la preuve: nombre d’infrastructures stratégiques ukrainiennes, comme la centrale nucléaire de Zaporijjia , la plus puissante d’Europe, sont sans doute infiltrées depuis des mois ou des années par des agents secrets de Moscou. Reuters s’attarde, par exemple, sur la facilité avec laquelle l’ancienne centrale nucléaire de Tchernobyl a été prise par les forces ennemies. L’unité ukrainienne chargée de la défendre se serait évaporée en moins de deux heures, 169 membres de la Garde nationale ayant déposé les armes sans combattre.

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«Outre l’ennemi extérieur, nous avons malheureusement un ennemi intérieur qui n’est pas moins dangereux», a ainsi déclaré le secrétaire du Conseil ukrainien de sécurité nationale et de défense, Oleksiy Danilov. En conséquence, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky , annonçait officiellement, le 17 juillet, l’éviction d’Ivan Bakanov, chef du SBU, le puissant Service de sécurité de l’Ukraine. Double coup de tonnerre. D’abord, parce que se séparer du patron d’une telle institution, en pleine guerre contre la Russie, est risqué. Ensuite, parce que l’intéressé, juriste de formation devenu producteur de sitcoms comiques, est un des amis d’enfance de Zelensky. Ils sont devenus riches et célèbres ensemble, avec leur société de production télévisuelle Kvartal 95.

Ivan Bakanov (à g.), patron du SBU, les services secrets ukrainiens, et ami d’enfance de Volodymyr Zelensky, limogé le 17 juillet pour des soupçons de trahisons au sein de son agence.
Ivan Bakanov (à g.), patron du SBU, les services secrets ukrainiens, et ami d’enfance de Volodymyr Zelensky, limogé le 17 juillet pour des soupçons de trahisons au sein de son agence.

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