De l'Ukraine à sa banque russe, Le Pen ciblée par Macron sur l'international

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POLITIQUE - Passe d’armes sur l’étranger. Les deux finalistes à la présidentielle, Emmanuel Macron et Marine Le Pen, ont démarré leur débat sur les chapeaux de roue ce mercredi 20 avril en s’affrontant dès le départ sur le pouvoir d’achat, les prix de l’énergie et... les relations internationales.

Le président-candidat a notamment accusé sa rivale d’extrême droite de “dépendre du pouvoir russe” et “de monsieur Poutine” pour avoir “contracté un prêt auprès d’une banque” en Russie, comme vous pouvez le voir ci-dessous.

Réplique de l’intéressée: “c’est faux et c’est assez malhonnête (...) Je suis une femme parfaitement libre”. “Si j’ai été obligée d’aller faire un prêt à l’étranger, c’est parce qu’aucune banque française n’a accepté de m’accorder de prêt”, a ainsi rappelé la cheffe de file du Rassemblement national, régulièrement accusée de complaisance à l’égard du Kremlin.

“Vous parlez à votre banquier quand vous parlez de la Russie, c’est ça le problème madame Le Pen”, a encore insisté le président-candidat, très offensif dans cet échange consacré à la guerre en Ukraine.

Pour Emmanuel Macron, ce n’est “pas un hasard si, il y a 5 ans, la Russie était intervenue dans la campagne” de la présidentielle à son détriment. “Vous avez toujours été ambigüe sur le sujet parce que vous n’êtes pas dans une situation de puissance à puissance, que vous ne pouvez pas défendre correctement sur ce sujet les intérêts de la France parce que vos intérêts sont liés à des gens proches du pouvoir russe”, a-t-il ajouté en s’adressant à son adversaire pour le second tour.

Vous parlez à votre banquier quand vous parlez de la Russie, c'est ça le problème.Emmanuel Macron à Marine Le Pen

La candidate avait été reçue en grande pompe par Vladimir Poutine pendant la campagne de 2017 et son parti continue de rembourser un prêt de 9 millions d’euros auprès d’un créancier lié à d’anciens militaires russes.

“C’est long à rembourser et nous remboursons sous le contrôle de la Commission nationale des comptes de campagne”, qui “est extrêmement sévère et rigoureuse”, a précisé la cheffe du Rassemblement national, avant d’ajouter: “Nous sommes un parti pauvre, ce n’est pas déshonorant”.

Le locataire de l’Elysée l’également critiquée pour avoir été “l’une des premières responsables politiques européennes, dès 2014, à reconnaître le résultat de l’annexion de la Crimée” par la Russie. “La Crimée n’a pas dû vous poser énormément de problèmes non plus puisque vous avez reçu monsieur Poutine en grande pompe à Versailles” puis ”à Brégançon sur votre lieu de vacances”, lui a-t-elle répondu. Un échange particulièrement tendu qui s’est ensuite poursuivi sur les sujets européens, entre “mensonge sur la marchandise” et “poulet brésilien”.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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