L'UFC-Que Choisir dénonce des frais bancaires de succession exorbitants

·2 min de lecture
Une femme avec un stylo, une calculatrice et des billets de banque (image d'illustration). (Photo: Pakin Songmor via Getty Images)
Une femme avec un stylo, une calculatrice et des billets de banque (image d'illustration). (Photo: Pakin Songmor via Getty Images)

SUCCESSION - L’UFC-Que Choisir tire la sonnette d’alarme. Dans un communiqué publié ce vendredi 29 octobre, l’association de consommateurs dénonce l’opacité des frais bancaires de succession.

Comme le rappelle l’association, ces frais interviennent pour clôturer le compte de la personne décédée. “Ils rémunèrent le traitement des opérations administratives jusqu’au transfert des avoirs aux héritiers (principalement la réception de l’acte de décès, l’inventaire des fonds et la gestion des mouvements post-mortem sur le compte)”, indique-t-elle dans le texte.

Ces frais atteignent en moyenne 233 euros, révèle l’UFC Que-Choisir, qui ajoute le “marché global pour les banques est estimé à 150 millions d’euros”.

Problème: ces montants sont très variables d’une banque à l’autre. Ils varient du simple -120 euros au Crédit mutuel Centre Est Europe- au quadruple -527 euros chez LCL- selon les établissements”, indique l’association.

Des frais qui diffèrent selon les pays

Des tarifs très élevés si on les compare à ceux de certains de nos voisins européens. Ainsi, les frais bancaires en France sont deux fois supérieurs à ceux pratiqués en Belgique ou en Italie (respectivement 107 euros et 112 euros) et trois fois plus élevés qu’en Espagne (80 euros).

Comme le précise l’UFC-Que Choisir, l’Allemagne a de son côté déclaré que ces frais étaient illégaux.

Et ça ne s’arrête pas là. Selon l’association de consommateurs, “les frais de succession peuvent également dépasser les seules clôtures de compte”.

“Un quart des banques n’hésite ainsi pas à rogner davantage les fonds s’ils sont destinés à alimenter des comptes détenus chez la concurrence”, assure l’UFC-Que Choisir. Ainsi, si la personne qui hérite n’est pas client de la banque de la personne décédée, les virements sont facturés à 145 euros en moyenne. Un service “habituellement gratuit pour les vivants”, précise l’association.

L’association de consommateurs estime ne pas être la seule à s’interroger sur ces questions. Dans son communiqué, elle rappelle que 33 parlementaires ont déjà interrogé le gouvernement sur ces frais bancaires, sans avoir encore obtenu gain de cause.

À voir également sur Le HuffPost: Ne pas faire les soldes en soutien aux Ouïghours? Pas si facile pour ces consommatrices

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

LIRE AUSSI

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles