L'UE va sanctionner des milices et la police iraniennes pour la répression de 2019

par Robin Emmott et John Irish
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L'UE VA SANCTIONNER DES MILICES ET LA POLICE IRANIENNES POUR LA RÉPRESSION DE 2019

par Robin Emmott et John Irish

BRUXELLES/PARIS (Reuters) - L'Union européenne va imposer la semaine prochaine des sanctions contre huit commandants de milice et police iraniens et trois entités de la République islamique pour la répression meurtrière des manifestations de novembre 2019 par les autorités iraniennes, a-t-on appris mercredi auprès de trois diplomates.

Les interdictions de voyage et le gel des avoirs constitueront les premières sanctions décidées par l'UE contre l'Iran pour des violations des droits de l'homme depuis 2013. Elles devraient entrer en vigueur la semaine prochaine après Pâques, ont dit les diplomates.

Parmi les personnes visées figurent des membres de la milice Basij, qui se trouve sous le commandement des Gardiens de la révolution iranienne.

Reuters a rapporté mardi que l'UE prévoyait de sanctionner des Iraniens pour violations des droits de l'homme.

L'UE a décliné plusieurs demandes de commentaire mardi et mercredi.

Téhéran rejette régulièrement les accusations de violation des droits de l'homme formulées par l'Occident. Aucun représentant iranien n'a pu être joint dans l'immédiat.

Quelque 1.500 personnes ont été tuées durant les manifestations de novembre 2019, qui ont duré moins de deux semaines, selon le bilan fourni à l'époque à Reuters par trois représentants du ministère iranien de l'Intérieur. Téhéran a nié ce bilan, le décrivant comme une "fausse information".

(version française Jean Terzian)