L'UE doit «tirer les conséquences» du refus de dialogue de la Russie, dit Josep Borrell

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Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell, de retour de Moscou, s'est déclaré dimanche très inquiet du refus des autorités russes d'engager un dialogue « plus constructif » avec l'UE et a appelé les dirigeants européens à « en tirer les conséquences », qui pourraient inclure des sanctions.

« Les autorités russes n'ont pas voulu saisir l'occasion d'avoir un dialogue plus constructif avec l'UE. C'est regrettable et nous devrons en tirer les conséquences [...]. Il appartiendra aux États membres de décider des prochaines étapes, et oui, celles-ci pourraient inclure des sanctions », a-t-il déclaré dans un message publié sur son compte Twitter à son retour de Moscou.

De « profondes inquiétudes »sur la situation russe

Les ministres des Affaires étrangères de l'UE doivent se réunir le 22 février pour tirer les conséquences de la mission effectuée par Josep Borrell du 4 au 7 février et décider des suites à donner à la fin de non-recevoir opposée par le Kremlin aux demandes des dirigeants européens de libérer l'opposant Alexeï Navalny, et à l'expulsion de trois diplomates de l'UE durant son entretien avec le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

La décision d'imposer des sanctions doit être décidée à l'unanimité sur une proposition des États membres. Le chef de la diplomatie européenne ne peut rien proposer. Il peut seulement recommander, ce qu'il fait dans le compte rendu de sa mission.

« Je suis rentré à Bruxelles avec de profondes inquiétudes quant aux perspectives de développement de la société russe et aux choix géostratégiques de la Russie », écrit-il.

« Ma rencontre avec le ministre Lavrov et les messages envoyés par les autorités russes au cours de cette visite ont confirmé que l'Europe et la Russie s'éloignent l'une de l'autre. Il semble que la Russie se déconnecte progressivement de l'Europe et considère les valeurs démocratiques comme une menace existentielle », soutient-il.

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Josep Borrell justifie sa mission par la nécessité de « rencontrer les autres dans leur propre pays, juste au moment où des événements négatifs se produisent, afin de nous permettre de mieux évaluer les situations auxquelles nous sommes confrontés et les mesures que nous devrions prendre ».

« Je préfère cela à rester réactif et à attendre que les choses se passent. Si nous voulons un monde plus sûr pour demain, nous devons agir aujourd'hui avec détermination et être prêts à prendre des risques », conclut-il.