L'UE affiche sa volonté d'intensifier ses mesures de lutte contre le terrorisme

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L'Union européenne, dont plusieurs pays étaient réunis ce mardi 10 novembre en mini-sommet, a souligné la nécessité d'intensifier la lutte commune contre le terrorisme, peu après les récents attentats en France et en Autriche.

Les pays européens ont « besoin d'une réponse coordonnée et rapide » pour faire face à la menace terroriste, a déclaré Emmanuel Macron à l'issue d'un mini-sommet en visioconférence avec plusieurs dirigeants de l'Union européenne, après les attentats en France et en Autriche

Le président français recevait à l'Eysée le chancelier autrichien Sebastian Kurz ce mardi. Après un déjeuner, les deux hommes ont donc participé à une visioconférence avec la chancelière allemande Angela Merkel, le chef de gouvernement néérlandais Mark Rutte et les dirigeants européens Charles Michel et Ursula von der Leyen. Tous ont insisté : préserver les libertés européennes, dont celle de la libre circulation, n'est possible que si l'on assure la sécurité des Européens.

Fort à faire

« Nous avons encore fort à faire, il faut encore avancer sur trois domaines », a déclaré la présidente de la Commission européene Ursula von der Leyen : la prévention, la protection des frontières extérieures, et « mettre en œuvre au plan opérationnel ». En clair, renforcer la coopération policière et du renseignement, finaliser le fichier des entrées et sorties de l’espace Schengen, élargir les prérogatives d’Europol.

Mais aussi contrôler internet dont la liberté n'est possible qu'à certaines conditions. « Si elle n'est pas le refuge de ceux qui bafouent nos valeurs ou cherche à endoctriner. C'est pourquoi le règlement sur le retrait des contenus terroristes d'internet dans un délai d'une heure doit être absolument adopté dans les semaines à venir », a réclamé Emmanuel Macron.

Le président français, qui dénonce un dévoiement du droit d'asile par les trafiquants, appelle à renforcer les frontières extérieures et à réformer l’espace Schengen en profondeur : « Nous sommes dans l'obligation de faire, en prenant aussi pour socle Schengen, qui doit être un espace de responsabilité et de solidarité. Si certains ne sont pas prêts à en porter les règles, on en tirera toutes les conséquences. »

Cet arsenal de lutte contre le terrorisme sera sur la table des Vingt-Sept au Conseil européen du mois de décembre.