L'UE affiche sa solidarité avec la Pologne et la Bulgarie privées de gaz russe

Les 27 ministres de l’Énergie de l’Union européenne se sont réunis en urgence ce lundi après la décision de Gazprom depuis mercredi de couper le gaz à la Pologne et à la Bulgarie. Les deux pays avaient refusé de payer en roubles.

Avec notre correspondant à Bruxelles, Pierre Bénazet

La préoccupation principale des 27 ministres de l’Énergie a été de resserrer les rangs avec la Pologne et la Bulgarie. Les ministres ont envoyé un message d’unité européenne, de solidarité sans faille.

Ils se sont aussi penchés sur la possibilité de stocker le gaz et de trouver d’autres sources d’approvisionnement. Mais selon la commissaire européenne à l’Énergie, ce ne sera possible à court terme que pour deux tiers des besoins des Européens.

« Nous pouvons enfin avoir au niveau de toute l'union des réglementations qui vont converger pour que les stockages de gaz puissent être à des niveaux optimaux pour faire face justement à des risques de rupture d'approvisionnement, explique la ministre de la Transition énergétique française, Barbara Pompili. Mais cela ne sera pas suffisant, nous ne pouvons pas raisonnablement penser remplacer tout le gaz russe par d'autres approvisionnements en gaz. Nous devons donc diversifier notre manière de nous chauffer ou de produire de l'électricité ».

Et alors que 97% des contrats gaziers avec la Russie prévoient un paiement en dollars, voire en euros, les Européens ont réaffirmé que toute forme de paiement en roubles serait considéré comme une violation des sanctions de l’UE.

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